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11 déc. 2017
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Pimkie : les syndicats redoutent une réduction d’effectifs

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11 déc. 2017

Il y a quelques jours, le cabinet Prosphères, mandaté au début de l’automne par la directrice générale de Pimkie, Christine Jutard, pour réaliser un état des lieux au sein de l’entreprise, a livré les premiers résultats de son enquête. Certaines conclusions alarment différents syndicats de la chaîne, qui a enregistré depuis quelques semaines le départ de plusieurs cadres dirigeants.


Collection automne-hiver 2017-18 - Pimkie


« Chez Pimkie, nous avons aidé les salariés à réfléchir sur leur entreprise et à mettre en place différents groupes de travail », expose Michel Rességuier, président du cabinet spécialiste du retournement d’entreprise, qui a œuvré chez Tati et Agatha notamment. Ce dernier ne s’est pas étendu sur le rapport ainsi rendu, mais FashionNetwork a pu accéder à certains éléments.

Ainsi, vingt magasins du réseau français de l’enseigne seraient dans le rouge, ce qui pose la question de l’avenir de ces magasins déficitaires et donc d’une baisse d’effectifs s’ils venaient à baisser le rideau. A l’étranger, l'enseigne est en difficulté puisque Pimkie International perdrait 45 millions d’euros depuis début 2017.

Prosphères a en outre pointé une mauvaise gestion des opérations commerciales, trop nombreuses, qui feraient perdre 170 millions d’euros à l'enseigne en 2017. Le cabinet a également questionné la pertinence de disposer de quatre entrepôts logistiques différents et de s’appuyer sur deux sites de bureaux, à Neuville-en-Ferrain et à Villeneuve d’Asq. Enfin, l’activité e-commerce de Pimkie ne serait pas rentable.

Suite à cette restitution, la CFE-CGC s’est exprimée, constatant « que la situation financière de l'entreprise est en forte baisse et que cette même situation laisse envisager des réorganisations ainsi que des impacts sur chacun des postes de travail ».

Selon la CGT, il s’agit à terme de « supprimer deux strates entre le directeur général et le poste de vendeuse ». Un tract publié conjointement par la CFDT, la CGT et FO observe que, « après avoir utilisé l’entreprise Grain de Malice comme le laboratoire de cette nouvelle façon de diriger, aujourd’hui, il prend les rênes chez Pimkie en mettant en œuvre sa méthode de travail ».

Le cabinet Prosphères a ainsi opéré selon le même principe en 2016 chez l’enseigne Grain de Malice (appartenant elle aussi à la galaxie Fashion3), ce qui a abouti cette année-là à la suppression de 177 emplois. Michel Rességuier précise que le cabinet Prosphères n’a pas terminé sa mission et qu'il aidera à mettre en œuvre chez Pimkie les orientations qui seront choisies.

Enfin, le cabinet Prosphères vient de prendre la direction générale de Jules, l’enseigne de mode masculine du groupe HappyChic, également incluse dans Fashion3. Cette entité, créée cette année et présidée par Jean-Christophe Garbino, procède bien à une radiographie précise de ses marques, qui pourrait potentiellement entraîner des suppressions de postes.

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