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2 juil. 2012
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Pitti Bimbo: moins d'acheteurs, mais de qualité

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2 juil. 2012

"Il y a eu moins de visiteurs, mais c’est le meilleur Pitti Bimbo que j’ai fait en cinq ans. Les acheteurs étaient beaucoup plus concrets. Au-delà des Allemands, Japonais, Coréens, Suédois, Belges et Français, on a même revu des acheteurs grecs !", Adele Gandola, qui distribue la marque indienne de recherche Péro, donne le ton. Avec plus de 10 000 visiteurs, dont 6200 acheteurs, la 75ème édition du Pitti Bimbo, le salon référence pour la mode junior, s’inscrit en recul par rapport à l’an dernier (11 000 visiteurs, dont 7000 acheteurs). Les acheteurs des pays étrangers (2700) enregistrent notamment une hausse de 3%, tandis que les Italiens (3500) sont en net recul (-18%). La plupart des marques soulignent néanmoins la qualité de cette édition, qui s’est tenue à Florence du 28 au 30 juin 2012.


photo: pittimmagine.com

"En raison de la morosité ambiante et du contexte de crise, c’est une saison un peu particulière. On s’attendait au pire et le pire n’est pas venu. Ce Pitti s’est révélé un salon concret", renchérit Arnaud Bayeux, directeur de marques du groupe vendéen Rautureau Apple Shoes. Présent au Pitti Bimbo avec la ligne de chaussures pour enfants Pom d’Api, ce dernier constate en fait une "lente érosion du salon florentin depuis quelques années, car le marché italien s’est rétréci".

Il pointe aussi le changement de comportement des clients. "Les acheteurs passent moins de commandes sur place. L’achat est moins impulsif, plus responsable. Le détaillant veut se faire d’abord une idée, puis il achète en showroom, sauf pour les clients du grand export, comme les Australiens. Mais pour des raisons de coûts, ces derniers ne participent plus à toutes les éditions du Pitti Bimbo. Ils se sont recentrés sur Paris, d’où il est plus facile de joindre les pays du Nord", analyse-t-il.

"Avant, le choix se faisait en fonction du produit, cela plaisait ou non. Désormais, c’est la fiabilité de l’entreprise qui fait la différence. Les acheteurs privilégient le sérieux et la précision dans les livraisons", note pour sa part Andrea Cestelli de Keyart, groupe italien détenant des marques en propre telles Muffin&Co et Illudia, ainsi que les licences pour les lignes enfant de La Martina, Denny Rose et 9.2 Kids. Comme la plupart des 491 exposants de cette édition du Pitti Bimbo, l’entrepreneur a vu surtout "des acheteurs russes et du Moyen-Orient". Les Russes notamment ont progressé de 25% par rapport à l’an dernier avec 326 acheteurs, la Russie devenant le pays le plus représenté à Pitti Bimbo.


Défilé de Miss Grant

"Il y a une dizaine d’années, Pitti Bimbo drainait beaucoup de monde. C’était plus festif. Le marché de l’enfant est un gâteau qui ne grossit pas. Aujourd’hui, à Pitti, il y a beaucoup moins d’entreprises et pratiquement pas de nouvelles marques. Venir ici représente un coût. Mais par rapport à l’hiver dernier, où la plupart des gens entraient sur le stand juste par curiosité, cette fois-ci nous n’avons vu que des clients vraiment motivés", conclut le directeur général d’une ligne junior griffée. De fait, comme le soulignaient certains exposants, "les clients les plus fragiles et les mauvais payeurs ne se sont pas fait voir".

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