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23 juil. 2018
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Pom multiplie les initiatives pour dynamiser ses magasins multimarques

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23 juil. 2018

C’est à deux adresses différentes de la rue Paradis de Marseille que siègent les magasins multimarques Pom. L’un au 91, l’autre au 425 permettent à Caroline et à Sophie Baron de s’adresser à une clientèle multiple. Les deux sœurs, qui ont ouvert ces boutiques il y 25 ans, mettent tout en œuvre pour continuer à rendre attractif le commerce en magasin multimarque.
 

Caroline et Sophie Baron, fondatrices de Pom - Pom


A leur fichier client, composé de 3 700 adresses mail et 4 000 numéros de téléphone, elles envoient, en plus d’un catalogue imprimé deux fois par saison, des newsletters quotidiennes et des invitation bi-hebdomadaires à des événements qui se passent dans leurs magasins. Dégustations organisées avec des chefs de la région, conseils en colorimétrie, shootings photos… Tous les prétextes sont bons pour inviter et rencontrer les consommatrices de toutes les générations, qui fréquentent les deux boutiques Pom.
 
« Dans le Sud, à Marseille, tous les acteurs du marchés, magasins franchisés, multimarques ou à l’enseigne, se disent que vendre ne suffit plus. Il faut que quelque chose se passe, créer des synergies. Nous organisons tous des événements, parfois ensemble d’ailleurs », explique Caroline Baron, également Présidente de la Fédération Nationale de l'Habillement PACA.

Parmi les autres initiatives de Pom, présenter en plus de sa dizaine de marques « institutionnelles » (Armani, J Brand, Paul Smith, Paule Ka…), vingt jeunes créateurs par saison, qui installent leurs créations dans le cadre de pop-up stores de deux semaines. Au bout de six mois, Caroline et Sophie Baron analysent les ventes et les interactions sur les réseaux sociaux générées par chacune de ces nouvelles marques. La meilleure intègre ensuite l’offre de Pom la saison suivante.
 
« En premier lieu, nous leur apportons un regard juste sur le compromis prix-qualité. Si nous les connaissons bien, nous nous permettons de les conseiller un peu. Leur présence dans nos magasins leur permet d’aller démarcher d’autres magasins multimarques ou de grands magasins. Nous mettons à leur disposition tout notre réseau. De notre côté, ces griffes nous assurent une offre entrée de gamme de qualité, avec une image et un niveau de qualité créateur », précise Caroline Baron.
 
Un échange gagnant-gagnant qui pourrait emmener le Pom Lab à Shanghai dans le cadre d’une future édition du China International Import Expo, dont le premier volet se tiendra du 5 au 10 novembre 2018.
 

La sélection colorée de Pom - Instagram @pomboutique


Pour l’avenir, Caroline Baron, qui ne voit pas Internet comme une menace mais comme un outil pour attirer un public nouveau dans les deux boutiques Pom, envisage le lancement d’un site Internet marchand. « Pour l’instant, notre site est une vitrine qui nous assure un bon référencement. Si nous voulons ouvrir un e-shop, il nous faudra embaucher une personne dédiée à ce canal. Nous aimerions pouvoir le faire d’ici 2019 ».
 
Quant à l’ouverture d’une nouvelle boutique, ce n’est pas envisagé. Caroline et Sophie Baron ont d’ailleurs fermé il y a deux ans le point de vente qu’elles avaient ouvert dans le centre commercial d’Hammerson, les Terrasses du port, à Marseille toujours. En revanche, elles n’excluent pas l’idée d’installer des magasins éphémères, dans des hôtels, par exemple.
 
Interrogée sur l’année 2018, Caroline Baron assure que les ventes, exceptées celles du mois de mars (à cause de la météo), ont été plutôt bonnes, et même meilleures que celles des deux années précédentes. « Il semblerait que la profession ait arrêté de chuter », avance-t-elle. Ce sur quoi la Fédération Française du Prêt-à-porter Féminin semble être plutôt d’accord puisque dès février dernier, elle annonçait dans son bilan annuel que le déclin du canal multimarque semblait enrayé. La recette, pour perpétuer cette tendance, pourrait être celle que Caroline Baron voit comme le moyen de subsister pour Pom : « être dénicheur de talents et créer de l’expérience client ».

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