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Publié le
28 oct. 2014
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5 minutes
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Régis Pennel (l'Exception): "Le magasin est le meilleur investissement que puisse faire un jeune créateur"

Publié le
28 oct. 2014

Régis Pennel, fondateur de l'Exception, vient de sortir un ouvrage avec le spécialiste du soulier, Philippe Zorzetto, sur "Les nouveaux créateurs à Paris", un guide des adresses mode. L'occasion d'un entretien sur le profil et les mécanismes de la nouvelle création parisienne.


Régis Pennel (à gauche) avec Philippe Zorzetto (photo Rachel Saddedine)



FashionMag.com: Pourquoi ce livre ?
 
Régis Pennel : Bizarrement, il n’existait pas de littérature sur les jeunes créateurs à Paris, avec nos différents réseaux et notre connaissance du milieu de la mode, on a voulu mettre en avant les nouvelles pointures ayant pignon sur rue à Paris. Il a fallu arbitrer pour sélectionner les 50 premiers, mais on vise déjà une suite.



FM: Un guide plus qu’un support de communication donc ?
 
RP: Je suis co-auteur sur ce livre avec Philippe Zorzetto, mais notre envie n’était pas de s’exposer particulièrement. Nous avons sciemment évité de choisir nos potes, et beaucoup de créateurs présents dans le livre ne le sont pas sur le site de l’Exception.
 
FM: Quel est le portrait-type du « nouveau créateur » ?
 
RP: C’est un melting-pot en réalité, entre les plus jeunes, n’ayant pas encore d'immense notoriété tels la Comédie Humaine,  Hoon ou Eclectic et ceux ayant émergé ces dix dernières années comme Erotokritos par exemple ou Stéphane Verdino. Ce qui les réunit, c’est une vision neuve sur la mode, une véritable audace autant dans le style que dans la démarche entrepreneuriale.
 
FM: Comment expliquez-vous justement ce déficit de notoriété sur ces marques créateurs ?
 
RP: Comme vous le savez, la plupart des magazines passent aujourd’hui les marques annonceurs, laissant une visibilité quasi nulle aux marques de créateurs n’ayant pas les moyens d’investir en publicité. Notre livre aurait pu sortir bien avant, sauf que cela demande un vrai travail de recherche. Les jeunes créateurs ne viennent pas forcément vers nous, on doit aller les chercher.
 
FM: L’étiquette Made in France ou Made in Paris est-elle capitale aujourd’hui pour faire vendre la nouvelle génération de créateurs ?

 
RP: Non, pas tant que ça. Le Made in Paris peut intéresser les marques luxe ou la bijouterie, comme Orner par exemple. Certains comme Sébastien Blondin, Florian Denicourt et une partie de la ligne de Valentine Gauthier, continuent à miser sur le Made in France. Reste qu’au final, la valeur ne veut plus dire grand-chose. Ce n’est plus aujourd’hui un critère déterminant dans l’acte d’achat pour un client, et même s’il reste important pour l’exportation, le plus important reste le produit.
 
FM: Votre guide sélectionne les créateurs ayant pignon sur rue, la boutique physique est donc capitale pour se faire connaître ?

 
RP: C’est primordial. Des marques comme Cuisse de Grenouille ou Six & Sept ont décollé en ouvrant leur magasin. Aujourd’hui, c’est le meilleur investissement que l’on puisse faire. La tendance est au retour des fondamentaux face à des multimarques qui s’effondrent, et il faut toujours avoir en tête qu’une marque doit d’abord compter sur elle-même.
 
FM: Internet et les réseaux sociaux sont aussi des ancrages obligatoires ?
 
RP: C’est imparable. Etre présent aujourd’hui sur des sites comme Bonne Gueule ou Comme un camion donne une visibilité immédiate. C’est fondamental dans la stratégie de marque.
 
FM: Comme la localisation dans le Haut-Marais ?
 
RP: C’est effectivement là où tout se passe. Au-delà du boulevard Beaumarchais qui concentre de plus en plus de boutiques, la rue Froissart – où se sont ouverts des marques comme Acne ou Nixon - ou la rue des Commines ont aussi un gros potentiel, comme tout le quartier du Carreau du Temple et la rue de Turenne. On croit à tort que le Marais est saturé, il y a en réalité 50% des boutiques encore à prendre.
 
FM: D’autres zones que le Haut-Marais peuvent-elles être intéressantes pour les jeunes créateurs ?
 
RP
: Toute la zone de la rue de Marseille – avec Centre Commercial comme locomotive - au Canal Saint-Martin jusqu’à République est devenu un axe capital. C’est d’ailleurs là que nous avons prévu d’ouvrir notre espace boutique dans notre showroom rue Bichat au mois de décembre. Je crois moins, en revanche, au quartier Notre-Dame-de-Nazareth qui devrait avoir du mal à décoller.
 
FM: Le marché des nouveaux créateurs se porte-t-il bien ?
 
RP: Cela reste compliqué car le secteur du textile est toujours en crise, comme vous le savez. Face à des acheteurs prenant de moins en moins de risques, et achetant moins, le développement d’une nouvelle marque reste donc une entreprise courageuse. L’essentiel repose, selon moi, sur l’alchimie du bon produit, du bon créateur, du bon pricing et du buzz. Ceux qui échouent sont ceux qui ont planté leur plan de communication ou n’ont pas su trouvé le bon rapport produit et prix.
 
FM: L’exportation est aujourd'hui une condition capitale pour résister ?
 
RP: C’est une condition de survie. La plupart des marques présentes dans le guide ou sur le site de l’Exception font aujourd’hui 80% de leur chiffre d’affaires à l’étranger et rentrent dans toutes les boutiques du monde avant d’arriver à Paris. C'est le cas pour Andreas Crews par exemple ou Hoon qui finissent par ouvrir une boutique servant de bureau aussi, et de showroom. Il faut aussi avoir conscience que Paris ne compte que 3 grands department-stores, et encore peu de multimarques, des villes comme Tokyo en comptant tous les 100 mètres.
 
FM: La suite des « nouveaux créateurs à Paris », c’est pour quand ?
 
RP: On va attendre un peu. Le livre fait partie des meilleures ventes de la Fnac depuis quelques jours, et on adorerait pouvoir le traduire en anglais et en japonais, et faire que tous les touristes débarquant à Charles de Gaulle ou Orly puissent se le procurer et venir ensuite dans les boutiques présentées.

 

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