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21 oct. 2009
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Requiem pour une couture moderne

Publié le
21 oct. 2009

Lancée pour le printemps-été 2006, la griffe de prêt-à-porter de luxe impose son style au fil des saisons. Seul à la tête de la maison, Raffaele Borriello poursuit le développement de Requiem.

Requiem
Présentation Requiem printemps-éte 2010 au Bristol

C’est un Italien amoureux de la mode française qui nous reçoit dans son showroom atelier parisien. Depuis le départ de son partenaire des débuts Julien Desselle, il y a six mois, Raffaele Borriello poursuit l’aventure de Requiem seul.

« Bien sûr Julien garde des parts dans la société et part en très bons termes, mais heureusement pour Requiem, c’est moi qui assure la partie création », explique l’Italien.

Après un parcours sans faute, c’est tout naturellement qu’il imagine une mode au style couture sophistiquée mais adaptée à la vie moderne. Diplôme de l’Académie de mode de Rome en poche, Raffaele Borriello entre chez Balmain et travaille aux côtés d’Oscar de la Renta pendant trois ans. « C’est là que j’ai appris ce qu’est l’esprit d’une maison, la haute couture, alors que l’Italie développe une mode plus industrielle », souligne-t-il. Puis, il retourne en Italie travailler aux côtés de Tom Ford pour Gucci où il s’occupe du cuir et de la fourrure. Autre période très formatrice, il passe ensuite trois ans auprès de Sonia Rykiel comme directeur des collections, avant de rejoindre Stefano Pilati chez Yvez Saint Laurent.

Requiem
Raffaele Borriello

Puis c’est le lancement de Requiem, une naissance rendue possible grâce à un partenariat avec un fournisseur français (CPI). Celui-ci lui fournit des locaux au cœur de Paris avec ateliers attenants, ceux-là mêmes qui confectionnent encore pour de grands noms. L'entreprise fabrique également dans ses usines les petites quantités nécessaires à la distribution de la marque.

« Ici, tout est possible, explique Raffaele Borriello. Je peux imaginer quelque chose et le faire immédiatement réaliser et procéder aux ajustages en un temps record ».

Pièce phare des collections Requiem, la robe manteau dessine le corps aux côtés de jupes hautes et de vestes acérées. « J’aime les choses structurées, les matières qui ont de la tenue, les jeux de contrastes entre les tissus, les coloris, les sensations… », poursuit le styliste. J’aime le raffinement et l'élégance des années 40 et 50 ».

Pour le printemps-été 2010, la vingtaine de silhouettes a été taillée dans de la soie, du panama en coton et soie, du shantung aplati et déclinée dans une palette sobre de noir et blanc, nude, beige et gris.

Requiem
Requiem collection printemps-été 2010

Et les acheteurs étrangers ne s’y sont pas trompés, premiers à référencer Requiem dans leurs boutiques. Parmi les fans figurent les Etats-Unis, le Japon, le Moyen-Orient, la Russie, tous amoureux d’un savoir-faire à la Française. Bizarrement, la France se montre plus frileuse avec celle qui pourtant promeut ses ateliers.

« L’année 2009 est difficile comme pour tous, confie Raffaele Borriello. Mais je suis passionné par mon métier et je pense que Requiem a trouvé son discours. »

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