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3 juin 2009
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Roberto Cavalli enfin décidé à céder 30 % de sa marque

Publié le
3 juin 2009


Roberto Cavalli
Cèdera, cèdera pas ? La question semble avoir été tranchée suite à la parution d’un entretien avec Roberto Cavalli dans le journal Il Sole 24 Ore. Le créateur y dévoile avoir signé une lettre d’intention avec le fonds d’investissement italien Clessidra pour que ce dernier fasse l’acquisition de 30 % de sa maison de mode.

Son estimation pourrait dépasser les 300 millions d’euros, suite à l’amélioration des ventes. « Nous nous sommes fixé la date du 30 septembre pour nous prononcer sur le prix exact, basé sur l’évolution de l’EBITDA », tient à préciser Roberto Cavalli. Plus décidé que jamais, ce dernier espère même conclure l’affaire le plus rapidement possible, « peut-être avant la fin du mois de juin ».

A la lecture de cet article transalpin, ceux qui suivent la possible transaction n’ont décidément pas le temps de s’ennuyer. Avec Roberto Cavalli, les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas. Il y a moins d’une semaine justement, le styliste, en parfait homme d’affaires, annonçait ne plus être sûr de vouloir vendre sa marque éponyme, une fois de plus par voix de presse. Toujours le 27 mai dernier, il affirmait que les premières choses à bâtir avec Clessidra étaient la nomination d’un directeur général – quatre hommes étaient alors en lice – et le renouvellement de la licence de lunettes avec Marcolin. Il alla jusqu’à dire que des investisseurs arabes et l’homme d’affaires indien, Lakshmi Mittal, lui avaient manifesté de l’intérêt.

Loin d’en être le dénouement, ce nouvel épisode de l’hypothétique rachat de la société italienne s’ajoute à une succession de va-et-vient de la part de Roberto Cavalli. Tout commença en 2007.

Après l’échec d’un rachat par le fonds arabe SAB en 2006, le créateur se mit en quête d’acquéreurs potentiels, allant jusqu’à faire les yeux doux au groupe Richemont, le numéro deux du luxe pour info, et surtout « l’acheteur idéal » pour Cavalli. En mars 2008, étant toujours seul maître à bord, il préféra trouver un « partenaire », renonçant même à vendre en juillet 2008. Il ne fut plus question de repreneur jusqu’à ce qu’Il Sole 24 Ore se fasse la tribune du styliste le 15 janvier 2009, date à laquelle il déclara être sur le point de céder 15 à 20 % de sa société. « Pas plus », certifiait-il alors.

La théâtralité de l’affaire pourrait, aux dires de certains, cacher l’intransigeance du créateur relative au montant de la transaction d’un côté et le découragement des candidats ayant pu se succéder de l’autre. L’opacité de l’histoire semble avoir encore gagné en relief avec les déclarations d’un Roberto Cavalli (enfin ?) décidé à céder des parts de son entreprise, tandis que ni Clessidra et ni un porte-parole de la maison de mode ne se sont résolus à faire de commentaires.

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