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Sarenza s'ouvre au vêtement en avalant le site MSR

Publié le
today 22 août 2018
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En pleine réflexion depuis plusieurs mois quant au nouveau visage à donner à son offre mode sur le web, Monoprix a semble-t-il fait évoluer sa stratégie. Alors qu’il envisageait d'abord de former une grande plateforme mode pour Monoprix en y joignant l’offre de son site multimarque MSR (ex-MonShowroom, acquis en 2012), le distributeur du groupe Casino a finalement choisi de reporter ce mouvement sur Sarenza, le pure-player de la chaussure qu’il a acquis au printemps dernier.


Inspiration printemps-été 2018 sur MSR - Msr


Une porte-parole de Monoprix nous précise que MSR « ne disparaît pas mais migre sur Sarenza », et non sur Monoprix. Concrètement, Sarenza accueillera dès le 1er septembre l’offre prêt-à-porter de plusieurs marques référencées jusqu’ici sur MSR, site acquis il y a cinq ans par le groupe Casino. Dans un mail envoyé à ses clients le 20 août, MSR annonçait que le site allait bel et bien fermer ses portes le 31 août prochain, expliquant que « Sarenza souhaite étendre son offre et vous proposer, très prochainement, le meilleur de la mode grâce à l’expertise de MSR ». Un porte-parole du groupe précise d'ailleurs que chaque salarié de MSR s'est vu proposer un poste chez Sarenza, sans préciser combien d'entre eux ont accepté la proposition.

Cette nouvelle sélection de produits mode transférée sur Sarenza fera donc désormais de l'e-commerçant un multi-spécialiste, à l’instar de portails comme Spartoo ou Zalando. Il faut dire que Sarenza, fondé en 2005, revendiquait jusqu’alors son caractère monoproduit. Sur le marché très concurrentiel de la vente en ligne de chaussures, l’e-shop s’était notamment démarqué de ses concurrents en ne s’élargissant pas à l’habillement, se contentant d’une offre de sacs pour compléter son catalogue. « En face, il y a un Américain qui a six fois plus d’argent que nous (Amazon, ndlr), et un Allemand (Zalando) qui a dix fois plus d’argent que nous », résumait ainsi le dirigeant de Sarenza, Stéphane Treppoz, en 2015, pour expliquer la situation du site.

Dans cette logique, une marque propre de souliers avait été lancée en 2014 pour la femme, puis en 2016 pour l’homme, avant de s’ouvrir aux collaborations pour renforcer sa légitimité mode. Depuis, le rachat par Monoprix - qui illustre le rapprochement entre acteurs de la distribution physique et e-commerçants -, a changé la donne et élargi l’horizon de Sarenza.

D’ailleurs, logique de groupe oblige, le portail va également s’enrichir de l'offre mode de Monoprix, nous annonce également l’enseigne. Une nouvelle vitrine web importante pour les vêtements de cet acteur incontournable des centres-villes, tandis que celui-ci poursuit toujours son travail autour du lancement d’un portail mode Monoprix dédié, s’émancipant du site de vente en ligne actuel qui combine alimentation et prêt-à-porter sur une interface plutôt vieillissante. Ce nouveau site en préparation n’accueillera donc (pour l’instant) pas de marques tierces.

Ces différents mouvements sonnent donc la disparition du site MSR, qui fut l’un des pionniers de la distribution web de mode mainstream en France. Lancé en 2006 par Séverine Grégoire et Chloé Ramade, MonShowroom avait, après son acquisition par le groupe Casino, subi un premier lifting en 2015, avant de se voir rebaptisé MSR en 2017 pour tenter une incursion haut de gamme et séduire de nouvelles marques plus premium.

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