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11 sept. 2013
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Shang Xia a ouvert à Paris

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AFP
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11 sept. 2013

PARIS, 11 sept 2013 (AFP) - La marque chinoise Shang Xia lancée par Hermès est "un business à orientation culturelle" et n'a pas comme objectif d'être rentable le plus vite possible, a déclaré sa directrice générale et artistique Jiang Qiong Er mercredi lors de l'ouverture d'un premier magasin en France.

Une partie de la boutique Shang Xia (photo: Anne Emmanuelle Thion)

Shang Xia ne réalise que quelques millions d'euros de chiffre d'affaires pour l'instant. La marque n'est pas rentable mais le sera "dans deux ou trois ans", indiquait récemment Patrick Thomas, le cogérant de Hermès. Mais la rentabilité n'est pas le problème aujourd'hui, ni pour Hermès -qui a néanmoins investi des millions dans l'affaire- ni pour Shang Xia: "Nous travaillons sur du long terme. C'est un business à orientation culturelle. Le résultat financier sera une récompense. Hermès m'a donné un objectif: la qualité", a déclaré devant la presse Jiang Qiong Er. Selon elle, "Shang Xia n'est pas une marque de luxe, c'est une maison de qualité".

Le magasin parisien est installé à Saint-Germain-des-Prés. Deux autres boutiques de la marque, lancée fin 2010 en Chine, existent à Shanghai et Pékin. Les prix ne sont pas à la portée de tous: 4.000 euros le service à thé en porcelaine recouvert de bambou tissé à la main (30.000 euros pour l'édition limitée dorée à l'or fin), 7.000 euros pour une couverture, 1.400 euros un bol peint...

Mais les matières nobles, le savoir-faire rare et le temps passé le justifient, selon Jiang Qiong Er. "On travaille avec une trentaine de métiers, du cachemire à la porcelaine. Certaines pièces nécessitent plusieurs mois de travail", a expliqué la designer formée en Chine et aux Arts décoratifs à Paris et mariée à un Français.

Les produits sont fabriqués à 90% en Chine, le reste en Mongolie, en Inde... selon des traditions ancestrales. "Ça nous a pris énormément de temps de retrouver les historiens et les artisans de ces métiers: les menuisiers, les fabricants de porcelaine, les tisseurs de bambou, les brodeurs... On en cherche toujours d'autres", dit Jiang Qiong Er.

Des listes d'attente de 3 à 6 mois existent pour certains produits, assure-t-elle. La marque très sélect reste toutefois méconnue du grand public chinois. Mais "le gouvernement chinois nous encourage beaucoup. Pour eux, Shang Xia incarne une nouvelle image de la Chine. Il n'y a pas d'aide financière mais des officiels chinois achètent des objets chez nous", dit la directrice.

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