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Shanghai Tang à la conquête de l’Occident avec Massimiliano Giornetti

Publié le
today 17 avr. 2018
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Shanghai Tang se réinvente sous l’égide de son nouveau directeur artistique, Massimiliano Giornetti, qui œuvrait auparavant chez Salvatore Ferragamo. Pour sa première collection dévoilée récemment à Milan, où la marque vient de s’installer dans un prestigieux showroom situé sur l’artère du luxe de la via Montenapoleone, le designer a misé sur des pièces fortes et précieuses avec des macro-motifs de fleurs et d’animaux sauvages, alternant les tons sombres et les couleurs vives, de l’orange au fuchsia en passant par le rouge laqué.


Un look de la collection signée Masimiliano Giornetti - Shanghai Tang


Le style très riche, presque baroque, est traversé par une nette influence orientale. Un énorme dragon s’étale dans le dos d’une parka, des cols Mao sont employés pour les chemises et certaines vestes d’homme. La soie se taille la part du lion dans des blouses et des ensembles « pyjama ». Les brillances côtoient des effets opaques. De fin galons en velours ornent un pantalon, tandis que les manteaux en peau lainée sont brodés de maxi fleurs impériales.

« La marque ne doit pas perdre son identité. En cette période compliquée pour la mode, je suis convaincu que Shanghai Tang a quelque chose à raconter au marché. Nous voulons en faire une griffe internationale, tout en préservant son héritage chinois et l’esprit raffiné et éclectique de son fondateur, en créant un pont entre les deux cultures », nous confie Alessandro Bastagli, qui a racheté en juillet 2017 ce label chinois haut de gamme, fondé à Hong Kong en 1994 par David Tang, couturier et collectionneur passionné, héritier d'une grande famille de Shanghai, et passé en 1998 aux mains du groupe de luxe suisse Richemont.

Massimiliano Giornetti s’est installé à Florence, où il travaille avec une équipe de cinq stylistes sur l’univers de Shanghai Tang, composé de collections de prêt-à-porter pour femme et pour homme, d’accessoires en maroquinerie, de bijoux, de foulards et d’une ligne pour la maison qui représente 10 % des ventes.


Massimiliano Giornetti et Alessandro Bastagli - Shanghai Tang


« Il y a eu un changement radical avec le transfert de la production de la Chine vers l’Italie. Nous misons sur une très haute qualité car nous voulons nous positionner dans le luxe. En proposant la même qualité que les grandes griffes, nos prix sont toutefois inférieurs de 20 à 30 % », indique Alessandro Bastagli. Les vestes sont ainsi vendues entre 700 et 1 200 euros, les costumes et les robes entre 1 100 et 1 600 euros.

Shanghai Tang, qui réalise un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros, est pour l’instant commercialisée uniquement en Asie à travers treize boutiques en propre et huit en concession, en Chine, à Macao, Hong Kong et Singapour. L’objectif est d’ouvrir d’ici à deux ans une boutique à Milan et une autre à Paris ou Londres.

« A partir de la prochaine saison, pour l’été 2019, nous allons démarrer les ventes en gros en Europe. Un beau défi ! » conclut l’homme d’affaires toscan, qui détient par ailleurs, via sa holding familiale Finalba, la filature Lineapiù, ainsi que la société A.Moda, société spécialisée dans l’habillement, produisant et distribuant en licence Everlast, Dimensione Danza et Virtus.

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