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13 févr. 2013
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ShowroomPrivé: vers les 500 millions d’euros de ventes en 2014

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13 févr. 2013

Le site de ventes événementielles entend poursuivre sur sa lancée et renforcer son offre mode, prenant à contrepied la stratégie de diversification de son grand concurrent. En parallèle, le portail prépare son arrivée en Pologne, travaille à son développement dans les pays du Nord, et songe à une arrivée prochaine au Brésil.

ShowroomPrive.com

Après s'être lancé en Espagne, en Italie, au Portugal, aux Pays-Bas et en Belgique, ShowroomPrivé entend bien étendre son activité hors de l’Hexagone. Des ambitions internationales dont les motifs ont évolué depuis plusieurs saisons. "Au départ, cette expansion était destinée à attirer les marques, pour lesquelles c’était important", explique Thierry Petit, Pdg du site. "Mais aujourd’hui, plus qu’un levier pour attirer ces marques, l’international est avant tout l’un des plus importants foyers de croissance".

Une expansion à l’international qui permet en outre à l’e-commerçant de se frotter à des marchés très concurrentiels, quand en France son activité ne se heurte essentiellement qu'au concurrent Vente-Privée. "Il y a dans ces pays plusieurs acteurs dans l’événementiel", explique le PDG. "Ce qui est plus sain, contrairement à ce que l’on pourrait croire, car les marques et consommateurs y sont plus habitués à la multiplicité de l’offre".

La Pologne devrait ainsi rejoindre le tableau de chasse de ShowroomPrivé dans les trois mois. D’ici là, la direction continue d’étudier les marchés d’Europe du Nord, qui devraient se voir dédier un site anglophone multidevises. Quant au lointain Brésil, il ne saurait être visé avant que le portail n’ait trouvé sur place un partenaire adéquat.

Pesant déjà 70% de l’offre, la mode est quoiqu’il arrive amenée à renforcer sa présence sur le portail. "Je ne suis pas partisan d'une diversification tous azimuts, avec des marques perdues entre des spectacles de comiques et des voyages", explique le Pdg, faisant allusion à la démarche de Vente-Privée. Il entend au contraire se concentrer sur son client type: une femme de 25-42 ans, mère dans deux tiers des cas, et dont la mode reste l’un des principaux sujets de préoccupation en termes de shopping.

Un public pour lequel ShowroomPrivé avait développé les ventes avec livraison dès le lendemain. Le niveau de 40% de produits concernés serait amené à se maintenir. "C’est un bon niveau d’équilibre en termes de trésorerie, et les stocks demeurent difficiles à financer", explique Thierry Petit, s’appuyant sur les difficultés de l’Américain Gilt, qui avait systématisé le procédé.

Si le portail n’entend pas se positionner sur le luxe, il n’entend cependant pas céder à la sirène des petits prix, clairement visés par de nombreux e-commerçants généralistes. "Nous nous adressons moins à la fashionista qu’à la digital mum", souligne le Pdg. "Mais nous ne nous limitons pas pour autant aux mastodontes du secteur, en référençant des marques créateurs à prix accessibles comme Tara Jarmon ou Comptoir des Cotonniers".

Le portail a généré 250 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an passé. "Une très belle année" pour un portail qui s’autoproclame "trublion assez petit et modeste" de la vente événementielle. Avec 10 millions de visiteurs en France, le site met notamment en avant ses coûts marketing maîtrisés, sa chaîne logistique internalisée et sa "belle trésorerie". Car, pour Thierry Petit, "Il est facile de faire de la croissance, mais faire de la rentabilité est nettement plus compliqué". Message à quelque concurrent ?

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