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13 sept. 2012
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Sixty en eaux troubles

Publié le
13 sept. 2012

En crise depuis 2007, le groupe de mode jeune italien pensait être sorti d’affaires avec son rachat en mai par le fonds d’investissement asiatique Crescent HidePark. Sixty a perdu l’an dernier l’un de ses fondateurs, le créateur Wicky Hassan. Resté seul aux manettes, l'autre propriétaire et co-fondateur Renato Rossi a cédé en effet à ce fonds toutes les marques de la société (Miss Sixty, Energie, Killah, Murphy&Nye et RefrigiWear) en ne gardant que la griffe de sacs haut de gamme Roberta di Camerino. Mais, depuis, aucun détail n’a été révélé sur l’opération et rien ne semble avoir été entrepris pour la relance de l’entreprise.



L’incertitude pèse notamment sur le sort des employés travaillant au siège historique de Chieti, dans les Abruzzes. "Le personnel ne connaît toujours pas les nouveaux propriétaires, ni leurs intentions. L’entreprise refuse de les présenter", explique Giuseppe Rucci, représentant syndical de la confédération CGIL. "La sensation, c’est que le groupe est en train de fermer son site italien. De nombreuses activités ont été transférées en Asie, tandis que des figures clés, notamment pour la prototypie, ont été mises au chômage technique", poursuit le syndicaliste.

Interrogé, le groupe Sixty n’a pas donné suite. Le groupe a vu son chiffre d’affaires passer de plus de 500 millions d’euros en 2007 à moins de 300 millions en 2011. A cela s’ajoutent près de 257 millions d’euros de dettes avec les banques. Des négociations sont en cours avec les banques créditrices mais, selon Giuseppe Rucci, les nouveaux propriétaires auraient proposé de mettre sur la table seulement une trentaine de millions d’euros. En quelques années, les effectifs ont fondu de leur côté de 700 employés à quelque 400 aujourd’hui, tandis qu’un plan de restructuration prévoyait une ultérieure réduction de 200 emplois.

La semaine dernière, les syndicats ont appelé à une grève et mené plusieurs actions sur place. Inquiets pour l’avenir du site de Chieti, les élus locaux ont sollicité le gouvernement sur ce dossier délicat. Une rencontre a ainsi été fixée auprès du ministère du Développement économique, qui a convoqué ce vendredi les dirigeants de l’entreprise et le syndicats.

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