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Publié le
24 juin 2014
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Soldes flottants : naufrage officiel d’un dispositif controversé

Publié le
24 juin 2014

Lancés comme une mesure de soutien mais accusés de corrompre la notion des prix d’un consommateur sur-sollicité, les soldes flottants ne passeront pas l’hiver. La durée des soldes classiques passe dans le même temps de cinq à six semaines, dans le cadre de la Loi Commerce promulguée le 19 juin.

Photo: Frederick Florin/AFP - AFP


Voulus par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la Loi de Modernisation de l’Economie (LME), ces « soldes libres » avaient été mis en place en janvier 2009. Celle-ci permettait aux enseignes de disposer à leur convenance de deux semaines supplémentaires de soldes par an. L’objectif était de permettre aux marques d’écouler leurs stocks, et de renforcer le pouvoir d’achat. Mais, dès 2010, leur dénonciation par les professionnels du commerce poussait Bercy à créer une commission spéciale. Le début de longues années de débat, enquête et vœux pieux sur le sujet.

Car dans un contexte de recul des dépenses, les soldes flottants auraient peu à peu amené les consommateurs à vivre un enchainement des soldes, promotions et soldes flottants au fil des saisons. Travestissant peu à peu leur rapport au prix réel de vente. Le dispositif, largement utilisé par les grandes enseignes, poussait de plus les marques plus humbles à suivre le mouvement, posant des risques de trésorerie. Sans oublier un impact sur les soldes classiques, la Fédération des Enseignes de l’Habillement (FEH) blâmant le nouveau dispositif pour le mauvais bilan des soldes de l'été 2010.

« Si les intentions étaient louables, le bilan est nettement décevant », pour la Fédération du Commerce Associé (FCA). « Tout au long de l'année les opérations promotionnelles se multiplient, et les soldes saisonniers, soldes fixes par excellence qui devraient constituer des événements exceptionnels et festifs, perdent de leur impact ». Cette remarque est confirmée par la Fédération français du Prêt-à-Porter Féminin (FPAPF), qui indiquait en février que 70 % des clientes considèrent désormais que « les prix de l’habillement ne veulent plus rien dire ». En 2013, la part des prix barrés dans les achats a fluctué mensuellement de 21 à 67,5 %.

En mars 2013, la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) annonçait que 94 % des enseignes étaient pour la suppression des soldes flottants. Pour ceux, qui s’y étaient essayés, 39 % parlaient de retombées « moyennes », et 42 % de « médiocres ». Un rapport IFM-Credoc avait été commandé par la précédente majorité. Prêt en avril 2012, il avait d’abord été passé sous silence, en vue de l’Élection Présidentielle. Et pour cause : il préconisait officiellement l’arrête du dispositif. Le texte préconisait déjà en parallèle l’allongement à six semaines des soldes classiques.

Accueil contrasté pour les soldes rallongés

Les soldes d’été 2014, qui seront lancés ce mercredi 25 juin à 8h sur la plupart du territoire, seront les dernières à se limiter à cinq semaines. Dès janvier, les consommateurs pourront profiter durant six semaines des prix barrés. Dès janvier, la FCA voyait dans cette proposition une « avancée majeure », l’organisme ayant maintes fois appelé au retour à un modèle de soldes classiques, les soldes flottants ne convenant « ni aux consommateurs ni aux commerçants ».

" Ils ont décidé six semaines, mais auraient tout aussi bien pu dire douze ", pour Daniel Wertel, président de la Fédération du Prêt-à-Porter Féminin, qui regrette que les professionnels n’aient pas été consulté. "Dire que l’on va mettre un petit bout de soldes en plus, cela me parait un peu cavalier. Il faudrait se poser une question globale sur les soldes et promotions, mais là on improvise des éléments de réponse. Les prix barrés représentent désormais 40 %. Est-ce normal dans le cadre d’une activité commerciale ? "

Nombre de fédérations de professionnels du secteur réclament aujourd’hui la table-ronde annoncée par l’ancienne ministre du Commerce, Sylvia Pinel, avant le remaniement. A l’instar de la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH), dont le président Bernard Morvan prône lui aussi une remise à plat de la réglementation des ventes à prix barrés.

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