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19 mars 2018
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Tara Jarmon poursuit son déploiement à l’enseigne

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19 mars 2018

En 2016 déjà, le PDG de Tara Jarmon, Francis Varesano, confiait à FashionNetwork.com ses ambitions internationales. La marque comptait alors 55 boutiques dans le monde, dont 20 à l’étranger. Aujourd’hui, ce dernier chiffre a doublé, avec l’arrivée notamment de la griffe en Grande Chine, où elle compte désormais six magasins. Le dernier a été inauguré en 2017 à Hong Kong, dans le mall du Ocean Terminal. La marque ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’en plus de continuer à s’implanter en Asie, Tara Jarmon s’apprête à ouvrir un premier magasin à Monaco et un autre en Russie, à Moscou.
 

Tara Jarmon par Colombe Campana pour le printemps-été 2018 - Tara Jarmon


Afin de gagner encore du terrain à l’international, où la marque réalise déjà 40% de ses ventes, Tara Jarmon envisage toujours de s’installer aux Etats-Unis. Francis Varesano relève ainsi : « Nos résultats en wholesale sont très bons depuis que nous avons ouvert notre e-shop à la vente outre-Atlantique en 2017, c’est notre quatrième marché online, donc la griffe pourrait certainement se développer là-bas. Pour autant, le marché retail aux Etats-Unis n’est pas en bonne santé et de nombreuses marques ferment leur magasin, nous incitant à prendre le temps de réfléchir avant de nous y installer ». Ce qui explique sûrement pourquoi la maison, qui nous annonçait en 2016 déjà son intention d’ouvrir une filiale là-bas, n’y a toujours pas de point de vente à l'enseigne à ce jour.
 
Si l’étranger reste un chantier important pour Tara Jarmon, le marché interne n’est pas négligé. Alors que la marque a dû fermer sa boutique de la rue Saint-Honoré suite à la fin de son bail, elle cherche à ouvrir, en plus d’un magasin dans ce même secteur, un point de vente dans le Marais et un autre Rive gauche.

En plus, Tara Jarmon teste un nouveau format de pop-up et s’est installé dans un grand hôtel parisien. Avec un espace au Ritz ouvert jusqu’au 16 août 2018, la marque entend séduire une clientèle internationale qui n’a pas forcément accès aux créations siglées Tara Jarmon dans son pays d’origine. Un concept qui plaît particulièrement à Colombe Campana, la directrice artistique de la marque depuis un an : « j’adorerais que Tara Jarmon voyage tout autour du monde en s’installant d’hôtel à hôtel. D’ailleurs, les retours que nous avons du Ritz depuis son ouverture le 26 février sont très bons ».
 
Tara Jarmon, en pleine réactualisation

Y est présentée, en plus de son récent partenariat avec Albertine autour du bain, une série de pièces idéales pour l’été ainsi que le tout nouveau sac de la marque, le Flore, introduit avec la collection printemps-été 2018. « Nous avions besoin d’un sac reconnaissable, à retrouver chaque saison », explique la créatrice, tout en indiquant qu' « aujourd’hui, ce ne sont plus systématiquement les sacs que les marques de luxe vendent de manière massive, mais les baskets ». C’est donc sans surprise que la griffe travaille actuellement à une collaboration avec une marque de sneakers.
 
Pour autant, Colombe Campana n’a pas l’intention de multiplier les co-brandings. Elle préfère réfléchir à la mise en place de projets caritatifs, comme celui qu’elle monte avec l’association Toutes à l’école de Tina Kieffer (qui aide à la  scolarisation des jeunes filles défavorisées au Cambodge, ndlr). Pour cette première initiative, la créatrice a imaginé une pièce qui sera vendue dans les boutiques Tara Jarmon et dont tous les bénéfices iront aux projets soutenus par l’organisation. En attendant de découvrir le fruit de cette collaboration, la marque a réintroduit pour l’automne-hiver 2018 sa collection Bal, composée de robes de soirée et de smokings « destinés à tous les goûts, toutes les femmes et toutes les morphologies ».
 
Un repositionnement visible jusque dans le choix de filles "normales" pour représenter la griffe, comme lors du projet avec l’artiste Thomas Lélu, qui a fait appel à la Dj et influenceuse Inès Mélia, la chanteuse Juliette Armanet, Philippine Michel, cofondatrice de l’agence de production Arthur & Philippine… « Je n’avais pas envie de faire appel à des égéries qui ne sont pas réelles, des mannequins parfaits ou des blogueuses que l’on retrouve dans toutes les marques », souligne Colombe Campana. Une démarche en cohérence avec le nouveau souffle que trouve la maison Tara Jarmon depuis un an.
 

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