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Tati : son président veut faire de l'enseigne le "numéro un du hard discount"

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AFP
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7 sept. 2005

PARIS, 7 sept 2005 (AFP) - Un an après sa reprise, le groupe de vêtements à bas prix Tati redresse la tête et son président, Lucien Urano, affiche l'objectif de "faire revivre l'enseigne pour la hisser à la place de numéro un du hard discount" en France dans les prochaines années.


Président de Tati, Lucien Urano - Photo : Jack Guez

Après avoir été mis en redressement judiciaire en septembre 2003, le groupe Tati a été repris le 5 août 2004 par Vetura - société détenue par son fondateur et président Lucien Urano à parité avec le chausseur Eram - pour un montant de 14,5 millions d'euros.

L'offre de reprise de Vetura (enseigne Fabio Lucci) prévoyait de garder 704 salariés sur 997 et 23 magasins sur 28.

Cette année, quatre nouveaux magasins au vichy rose et blanc ont ouvert leur portes à Fleury-Mérogis (Essonne), Grenoble (Isère), Pennes Mirabeau (Bouches-du-Rhône) et Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), ce qui a permis de créer 100 emplois, a indiqué M. Urano à l'AFP.

En 2006, six autres ouvertures sont prévues à Beauvais (Oise), Lens (Pas-de-Calais), Buchelay (Yvelines), Bourges (Cher), Mâcon (Saône-et-Loire) et Wittenheim (Haut-Rhin) avec 120 personnes supplémentaires.

M. Urano a répondu à la CGT qui, en saluant "la renaissance" de Tati, affirmait début août qu'une "vingtaine d'ouvertures pourraient voir le jour d'ici fin 2006".

"20 magasins, c'est trop. On aimerait aller plus vite, mais il faut des financements, des hommes, des emplacements et tout cela dans des conditions raisonnables", a fait valoir M. Urano. Mais "si tout se passe bien, après 2006, on pourra accélérer le mouvement", a-t-il ajouté.

"Nous pouvons aller jusqu'à 150 Tati sur toute la France" dans les 10 prochaines années, a estimé M. Urano.

A surface comparable, le chiffre d'affaires de Tati a augmenté de 20%, affirme-t-il.

"La première étape dès la reprise de l'enseigne a été de faire revenir la clientèle: nous avons apporté la créativité, la qualité et le prix : c'est par le prix qu'on attire le client et par la qualité qu'on le fidélise".

Interrogé sur ses approvisionnements, M. Urano a indiqué que son groupe se fournissait essentiellement en Asie du Sud-Est. Il a reconnu qu'il avait eu, à l'instar du reste des acteurs de la distribution textile, des produits immobilisés en Douanes du fait du dépassement des quotas de textiles chinois, mais que tout était maintenant débloqué.

"Et puis, il n'y a pas que la Chine, on se fournit au Bangladesh, en Inde", a-t-il précisé.

Il souligne aussi l'arrêt de "l'hémorragie financière" et une "meilleure gestion de stocks".

Le président de Tati a indiqué qu'une nouvelle équipe de créateurs avait pour tâche de "présenter deux collections différentes, l'une pour Fabio Lucci et l'autre pour Tati" afin d'éviter les chevauchements entre les deux enseignes.

En outre, plus de 6 millions d'euros ont été consacrés cette année à la rénovation de magasins Tati et cinq millions d'euros sont prévus en 2006.

De son côté, l'enseigne Fabio Lucci compte 129 magasins. Fortement implantée au Portugal, elle va faire son entrée en Espagne avec l'ouverture prochaine de deux magasins.

M. Urano a enfin déclaré qu'il demeurait "attentif à toute opportunité" de rachat d'enseignes qui pourrait se présenter.

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