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24 févr. 2015
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Tranoï doit faire ses preuves à New York

Publié le
24 févr. 2015

C’est une première édition de Tranoï en demi-teinte qui s‘est tenue à New York du samedi 21 au lundi 23 février.

Tranoi lundi 23 février à midi à New York (photo FashionMag.com)

Une analyse que reprend d’ailleurs à sa manière le directeur artistique de Tranoï, Armand Hadida, présent avec son fils David, directeur du Tranoï, sur les lieux lundi en fin de matinée lors de notre passage.
 
« Je suis à la fois content et pas content », soulignait alors Armand Hadida. Content semble-t-il parce que heureux que Tranoï soit présent à New York. Pas content parce que, d‘évidence, la magie du salon français, qui en fait un élément essentiel de la fashion week parisienne, n’a pas fonctionné de manière spontanée à New York. Comme nous l’indiquait Matteo Uliassi, d'Achille Pinto, la société italienne partenaire de Pierre-Louis Mascia, « il y a eu un peu de monde samedi, mais depuis c’est très calme ».

Pour Armand Hadida, plusieurs questions se posent. Notamment Tranoï avait fait le pari de commencer plus tôt que les salons leaders new yorkais, D&A qui commençait le dimanche et Coterie le lundi « Est-ce finalement la bonne décision ?» souligne Armand Hadida.
 
Autre questionnement : le lieu. Tranoï a pris place au Tunnel, entre la 27e et la 28e rue, 11e avenue. Un emplacement  posé contre l'Hudson, à quelques blocs du Javits Center, où se tenait Coterie.
 
Mais quelques blocs quand il fait moins 10°C et que la neige couvre les trottoirs, cela peut être insurmontable ou en tout cas faire hésiter. Sans compter que le Tunnel, une ancienne boîte de nuit, est… un tunnel et n’est donc pas facile à aménager.
 
Pour Armand Hadida, et aussi d’ailleurs pour plusieurs exposants comme l’agent américain de Philippe Model, il est normal qu’il y ait des hésitations quand il s’agit d’une première session.
 
L’objectif de Tranoï, en se tenant à New York, est de capter cette clientèle de détaillants américains qui ne traversent pas l’Atlantique comme les enseignes leaders sont habituées à le faire. Des détaillants qui connaissent pas ou peu le salon français donc.
 
Le directeur artistique de Tranoï admet que, peut-être, la communication n'a pas été assez mobilisatrice. « Envoyer des mails, c'est bien, mais il faut appeler les détaillants américains, et même aller les chercher », souligne le directeur artistique de Tranoi.

Pour autant, Armand Hadida est confiant. « Les Etats-Unis, c’est un vrai marché de business, qui n’a pas vraiment d’équivalent. Or, personne ne lui offre une créativité à la hauteur de ce que propose à Paris Tranoï », souligne-t-il.
 
Si celui-ci est prêt à quelques compromis, il entend bien installer Tranoï dans un paysage américain si séduisant. D’autant plus que son enseigne de créateurs, là aussi parisienne, qu’il pilote avec sa femme Martine, L’Eclaireur, s’apprête à ouvrir une première boutique à Los Angeles dans quelques mois, probablement fin mai du fait de retards dans les travaux.

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