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22 déc. 2016
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Uniqlo de nouveau attaqué pour ses pratiques de travail

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22 déc. 2016

Masao Yokota, un auteur et journaliste de Tokyo, s'est intéressé au géant de la mode Uniqlo dans le cadre d'une enquête d'infiltration. Le journaliste, qui s'est fait recruter comme vendeur, a dévoilé que Uniqlo prolonge ses périodes de soldes afin d'attendre les objectifs commerciaux et pousse ses employés à travailler de manière officieuse jusqu'à 14 heures d'affilée.


Uniqlo

Ce n'est pas la première fois que Masao Yokota s'intéresse au groupe japonais. Ce dernier a déjà publié un livre intitulé « Lumières et ombres de l'Empire Uniqlo » en 2011, où il affirmait que l'entreprise ne rémunérait pas les heures supplémentaires de ses employés.

En réaction à cette publication, Tadashi Yahai, le président d'Uniqlo avait déclaré dans une entrevue que « les gens qui parlent dans mon dos ne m'ont jamais rencontré. Ils devraient en fait travailler dans notre entreprise ». Implacable, Masao Yokota a pris ce dernier au mot, et s'est porté candidat à l'emploi chez Uniqlo, sous un faux nom.

Yokota a donc travaillé pour Uniqlo pendant une période de 13 mois, portant notamment une attention particulière sur les communications de la direction. Masao Yokota affirme que, pendant la haute saison, les employés continuent à travailler après avoir pointé leur départ, permettant ainsi à Uniqlo de respecter, en apparence, la législation sur le travail.

Masao Yokota a aussi découvert que, pendant les périodes de soldes, les employés du siège de l'entreprise étaient envoyés dans les boutiques afin d'aider le personnel de vente. Les boutiques auraient par ailleurs pour habitude de prolonger de 4 à 7 jours les périodes de soldes afin d'atteindre les objectifs de vente fixés par la direction.

Enfin, au lieu de recruter des travailleurs temporaires à temps partiel pendant la haute saison, Uniqlo travaillerait avec une agence de travail temporaire qui toucherait une commission en plus de salaires. L'agence en question n'est pas spécialisée dans le commerce, aussi la majorité des travailleurs ainsi recruté n'auraient aucune expérience de la vente.

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