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Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
25 janv. 2018
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Valentino, majesté immobile

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
25 janv. 2018

Une haute couture classique, très classique chez Valentino : un changement de cap notable de la part du couturier de la maison italienne, Pierpaolo Piccioli.
 

Valentino - Haute Couture Le 24 janvier 2018 - PixelFormula


Une collection majestueuse, voire grandiose : des volumes énormes, des robes immenses, peut-être plus adaptées à un trajet en calèche qu'en limousine.

« Le changement est une forme de contact : il permet de transmettre le savoir et les valeurs à travers le temps. L'histoire de la haute couture est sa raison d'être de nos jours », explique avec philosophie Pierpaolo Piccioli dans le programme du défilé.

Et, à vrai dire, on a assisté à d'authentiques moments de beauté. Des robes-manteaux en gabardine rose, des blouses asymétriques, torsadées, en faille de soie fuchsia, coupées comme des bourgeons géants, en passant par des manteaux en twill très fluide, imprimés de grands motifs de marguerites ou de tulipes.

Certains mannequins portaient d'incroyables chapeaux, réalisés par l'Irlandais Philip Treacy, célèbre chapelier londonien : de grandes explosions de pétales pourpres ou de gigantesques turbans de pachas en plumes, semblables à des méduses inversées avec art et raffinement.

Le défilé était particulièrement long - 68 passages, rien que ça, qui se succédaient très lentement - effet accentué par la musique. Encore une fois, les morceaux habituels de la couture classique, avec notamment de longs extraits de Kiri Te Kanawa dans l'air « Vissi D'arte » de Tosca. Mais du beau monde au premier rang - d'Olivia Palermo à la Brésilienne Izabel Goulart... et même quelques créateurs célèbres venus montrer leur respect.
 
« Vous m'avez trouvée, je suis à Paris ! J'adore Pierpaolo, j'adore ce qu'il fait : c'est donc un grand plaisir d'être ici », a expliqué Donatella Versace, l'oeil charbonneux, très élégante dans sa petite robe noire, assise entre les fondateurs de la maison, Giancarlo Giammetti et Valentino Garavani. Ce dernier portait un costume à rayures craie impeccablement coupé - réalisé par le tailleur Caraceni.
 
Sous des applaudissements enthousiastes, Pierpaolo Piccioli est venu saluer le public dans les six pièces de l'Hôtel Salomon de Rothschild où avait lieu son défilé, un sourire espiègle aux lèvres.

L'expression pure et radicale de la haute couture classique - peut-être immobilisée dans le temps. L'expérimentation, au même titre que la tradition, est la marque de fabrique de la haute couture. Ce défilé était sans aucun doute majestueux - mais dans le monde de la mode, majestueux peut parfois rimer avec vieux. Et quand on parle de vêtements, « vieux » n'est pas l'adjectif qu'on aime employer.

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