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Publié le
11 juil. 2017
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Vanessa Schindler : "Mon point de vue est d’expérimenter, quitte à être brute, libre et radicale"

Publié le
11 juil. 2017

Lauréate du dernier Festival de Hyères, la Suisse Vanessa Schindler prépare sa nouvelle collection pour 2018 et une première capsule pour Petit Bateau. A l'occasion de son premier vrai défilé lors de la Mercedes-Benz Fashion Week qui s'est tenue du 4 au 7 juillet à Berlin, la créatrice fait le point sur ses derniers développements.

Vanessa Schindler - DR


Fashionnetwork : Que ressent-on quelques heures après son premier défilé officiel ?

Vanessa Schindler : L’expérience du Festival de Hyères avait déjà été exceptionnelle. Cette fois-ci, je prends conscience du projet. J’ai compris assez tard que je défilerai seule à Berlin. Grâce au partenariat noué avec Mercedes-Benz, j’ai pu organiser un défilé en travaillant avec de vrais professionnels dans un lieu sublime.

FNW : Vous avez collaboré plus jeune auprès d’Etudes Studio, puis Balenciaga époque Alexander Wang, et enfin Henrik Vibskov. Que retenez-vous de ces différentes expériences ?

V.S. : J’ai commencé avec un premier stage chez Etudes Studio où j’arrivais au lancement de la marque. Balenciaga a suivi puis Henrik Vibskov, le créateur qui m’a véritablement donné envie de faire de la mode. Son esprit de famille, sa façon de collaborer, d’être présent avec peu de moyens, son respect des gens et l’idée de se nourrir les uns les autres m’a fait prendre conscience des possibilités infinies de la mode et des miennes. Avec ces bagages, j’ai décidé de faire un master. L’idée de lancer ma marque est arrivée après le Festival de Hyères.

FNW : Que s’est-il passé justement depuis votre victoire à Hyères ?

V.S. : La visibilité de ce prix est énorme, même à une échelle internationale. J’ai été beaucoup sollicitée par la presse et les stylistes. Je me concentre aujourd’hui sur la seconde collection prévue pour le festival l’an prochain. Avec les différents soutiens financiers que j’ai aujourd’hui – ceux gagnés au Festival de Hyères et celui du Suisse Design Award encourageant les jeunes designers suisses -, je vais pouvoir souffler, essayer d’avancer et m’entourer.

FNW : Le prix vous a également offert plusieurs partenariats avec de grandes maisons, comment les abordez-vous ?

V.S : Je suis en discussion avec les ateliers d’art de la maison Chanel via la Maison Lesage et nous devrions trouver, j’en suis sûre, les moyens de collaborer ensemble. Un autre partenariat concerne cette fois Première Vision où je présenterai ma collection durant les salons à New-York (juillet) et Paris (septembre). Le dernier s’intéresse à Petit Bateau, où la production d’une collection capsule doit sortir en mai prochain.

FNW : Votre marque et celle de Petit Bateau sont pourtant aux antipodes ...

V.S : Je m’interroge beaucoup sur les questions de production et collaborer avec une telle entreprise qui produit en France, avec une qualité exceptionnelle, m’excite beaucoup. J’arrive avec une vision particulière de la mode, où l’exploration et la recherche des matières n’aura pas forcément sa place mais où, en revanche, le travail des coupes peut jouer un rôle. Les anciens gagnants ont beaucoup travaillé sur les motifs et les imprimés. J’ai envie de mon côté de venir pervertir les coupes traditionnelles et tester mes limites.

FNW : Comment votre griffe est-elle structurée aujourd’hui ?

V.S. : Si je reçois des mails s’adressant à la "team Schindler", je suis encore seule aux manettes dans mon atelier près de Lausanne, sorte de petit laboratoire où j’adore travailler. Il va falloir monter une petite équipe, apprendre à déléguer, à gérer une entreprise en tant que designer, mais tout cela m’enthousiasme.


Un silhouette tout en volumes signéeVanessa Schindler - Berliner Mode Salon


FNW : Comment souhaitez-vous positionner votre marque ?

V.S : Mon idée est de l’ancrer autour de l’artisanat en réalisant une partie des pièces depuis mon atelier en Suisse et donc en adoptant une démarche différente des designers classiques, sans lookbook ni silhouettes à rallonge. Je veux éditer des pièces à la façon d’un designer, jongler entre l’ornement et la fonction, ce que je peux faire grâce à l’uréthane, une matière à l’origine liquide qui se fond dans les fibres du tissu. Je veux que le geste de la main compte, créer pour quelqu’un. Dessiner des chemises toute la journée sur Illustrator ne m’intéresse pas, mon point de vue est d’expérimenter, de trouver de nouvelles techniques, quitte à être brute, libre et radicale parfois.

FNW : Votre cliente ciblée ?

V.S : Je suis contactée par quelques artistes contemporains. Plusieurs chanteuses, dont celle du groupe canadien Tops, s’intéressent à mes créations. L’idée du costume et de la performance me va bien. Le vêtement sculptural, à l'image de robes de soirée en pure plastique, m’intéresse vraiment. Mon travail sera sûrement à petite échelle, faite de séries d’éditions. C’est cela qui a du sens pour moi.

FNW : Combien coûte une robe chez vous ?

V.S : Je ne peux pas vous le dire encore. Chaque robe est unique puisqu’elle intègre une matière qui évolue et prend une forme toujours nouvelle, mais mes techniques de production sont suffisamment rapides pour avoir des prix qui resteront abordables.

FNW : Où aimeriez-vous vendre vos créations ?

V.S. :
Les premiers magasins qui m’ont contactée sont des concept-stores. Je leur ai dit que je n’avais pas de lookbook et que je n’en aurai pas. En revanche, je leur ai dit que je travaillais sur des éditions de pièces qui puissent être conçues spécialement pour un lieu et leur intérêt existe. Le travail d’édition en termes d’objet plutôt que de collection me correspond bien.

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