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22 juin 2012
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Vente directe: le droit européen au centre des attentions

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22 juin 2012

Captain Tortue, L Capital
Lilian et Philippe Jacquelinet, fondateurs du groupe Captain Tortue
En pleine année électorale, les professionnels ont chacun leurs attentes. Après avoir cherché celles des professionnels du prêt-à-porter, de l’habillement et du e-commerce, FashionMag est allé interroger le secteur de la vente directe. Président de la Seldia (fédération européenne de la vente directe) et ex-président de la Fédération française de la vente directe, le fondateur de Captain Tortue Group, Philippe Jacquelinet répond à nos questions.

FashionMag.com: Quelles sont vos attentes concernant le nouveau gouvernement ?
Philippe Jacquelinet: Nous attendons de manière générale le soutien de ce gouvernement, de manière à ne pas balayer ce qui a été fait ces cinq dernières années. A l’origine, l’instauration du statut de VDI (vendeur à domicile indépendant) a été mis sur la table par Martine Aubry, puis signé derrière par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin. Ce statut nous a permis de nous développer. J’ai donc du mal à imaginer que le gouvernement ne poursuive pas la direction jusque là suivie.

FM: Le secteur pèse 500 000 emplois en France. Est-ce amené à être un argument de poids dans les discussions ?
PJ: Nous avions pris l’engagement de créer 100 000 emplois en trois ans. Et, en deux ans, nous en avons d’ores et déjà créé 75 000. Nous attendons donc toujours plus de soutien de la part du gouvernement qui, s’il soutient l’artisanat, peut bien soutenir la vente à domicile. Nous souhaiterions notamment son appui dans l’application d’une directive du droit européen à la consommation qui, si elle s’ajoute à la législation déjà en vigueur en France, deviendrait très contraignante. Nous nous retrouverions à devoir savoir quand nous serions payés.

FM: C’est donc sur une évolution de la législation que les élus doivent se pencher ?
PJ: Le texte européen existe, mais il ne vient pas annuler les lois en vigueur en France. Or, en France, nous n’avons pas le droit de prendre un quelconque moyen de paiement lors de la commande, et jusqu’à la fin de la période de rétractation. Cela ne laisse que le liquide ou les chèques, qui sont amenés à disparaitre. Il faut donc qu’une cliente qui passe commande ait le droit de payer ce qu’elle achète. Cela se fait en magasin, sur Internet… Il n’y a que dans la vente à domicile que l’on n’a pas le droit de payer tout de suite. Nous régulariserions bien mieux si nous avions l’autorisation de faire cela, notamment via des sites Internet protégés.

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