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4 févr. 2016
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Véronique Branquinho revient sur le devant de la scène

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4 févr. 2016

Véronique Branquinho a le vent en poupe. « Sa collection de prêt-à-porter féminin de l’été 2016 a fait des étincelles. On est passé d’une quarantaine de clients multimarques à 70, en parvenant à entrer dans des boutiques vraiment importantes », se réjouit Valeria Lanfranchi, la directrice commerciale de la division prêt-à-porter de Onward Luxury Group (ex-Gibò).

La branche européenne du groupe japonais accompagne depuis l’été 2012 la relance de la marque de la talentueuse créatrice belge, dont elle est devenue la première actionnaire à hauteur de 51 %. Après une parenthèse de quatre ans, où elle a notamment travaillé pour d'autres Maisons comme la marque de maroquinerie Delvaux, dont elle a été la directrice artistique de 2009 à 2011, Véronique Branquinho effectue un retour réussi.

La pré-collection Véronique Branquinho de l'automne 2016 shootée par Ronald Stoops


La créatrice a créé sa propre Maison de couture en 1998, défilant pour la première fois à Paris à l’âge de 24 ans. Touchée par la crise financière et seule à la tête de son entreprise, elle avait dû arrêter ses collections de prêt-à-porter (femme et homme) en 2009. A l’époque, l’italienne Gibò, qui fabriquait sa ligne de chaussures, avait néanmoins décidé de continuer à produire cette dernière, jusqu’à proposer en 2012 à la styliste de relancer sa ligne de prêt-à-porter féminin.

En l’espace de quelques saisons, Véronique Branquinho, aujourd’hui quarantenaire, a su retrouver ses marques et renouer avec son identité, misant sur un style classique intemporel, à la fois simple et sophistiqué, avec une touche romantico-gothique, où robes, vestes et pantalons aux coupes impeccables ont la part belle. Le tout garanti 100 % made in Italy avec finitions de qualité et belles matières.

Véronique Branquinho - Anton Corbjin


Pour souligner ce retour aux fondamentaux, qui ont fait le succès de sa marque, la designer a confié ses dernières campagnes au photographe Belge Ronald Stoops, avec qui elle avait collaboré pour la toute première fois en 1995, lors de sa dernière année à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers.

Shootée dans un sous-bois, la première campagne marquant ces retrouvailles, pour la collection croisière 2016, n’a pas manqué d’être remarquée. Tout comme son dernier défilé de septembre, particulièrement apprécié par les acheteurs. D’autant qu’un effort notable a été fait sur les prix par le fabricant, qui propose un positionnement moyen-haut de gamme proche de celui, par exemple, de Stella McCartney.

La campagne croisière 2016 de Véronique Branquinho signée par Ronald Stoops


Du coup, la marque recommence à faire parler d’elle et de plus en plus de boutiques lui proposent désormais des vitrines, telles que ces jours-ci Joseph, boulevard Saint-Germain à Paris, Joyce à Hong Kong et Stijl à Bruxelles. En Italie, la styliste a pu ouvrir aussi un pop-up store au 4ème étage du célèbre grand magasin milanais La Rinascente.

Véronique Branquinho multiplie les événements avec les clients et annonce pour mars le lancement de son site Web. Tandis qu’auparavant son premier marché était le Japon, la designer vend désormais principalement en Asie, entre Hong Kong, Chine et Corée du Sud, puis en Europe, surtout en France et en Italie.

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