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27 mars 2011
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Vicomte A. se rêve en grand et s'en donne les moyens

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27 mars 2011

C’est le symbole d’une grande étape que vient de franchir la marque de sportswear chic française Vicomte A. en ouvrant via son partenaire espagnol, Ignacio Edigo Jimenez, un point de vente de 150 m² à Madrid, dans le triangle d’or de la capitale espagnole, calle Hermosilla.

Vicomte A
Le flagship Vicomte A. dans le triangle d'or de Madrid


C’est en effet la plus grande boutique à l’enseigne de la marque lancée il y a cinq ans par Arthur de Soultrait et son frère Bertrand installé aux États-Unis. D’où d’ailleurs la référence sur le logo à Paris… Et Palm Beach où la marque compte une boutique. Aujourd’hui, c’est 21 magasins que compte la griffe. Avant Madrid ont ouvert en France des points de vente au Touquet et à La Baule (en mars). Et suivront dans 15 jours Deauville, dans quelques semaines Orléans et entre juillet et septembre Toulouse. Vicomte A. a connu une dizaine d’ouvertures l’an dernier.

L’objectif est de rééditer ce chiffre cette année. La marque peut se targuer pour cela d’avoir traité avec des partenaires "musclés". Au Touquet par exemple, il s’agit de Jean-Marc Wautiez , qui exploite plusieurs points de vente dans la station balnéaire dont le multimarque haut de gamme Félix. A Deauville et Toulouse, Gregory Troch (qui exploitent déjà Nantes et Bordeaux) fils de Yves Troch qui exploite de nombreux points de vente sur l’Ouest (Hugo Boss notamment). A La Baule, c’est Charles Bernard, fils de la famille Bernard, grands détaillants nantais. En fait les deux seuls magasins en propre aujourd’hui sont celui de la rue du Dragon à Paris et celui de Palm Beach.

Par ailleurs Vicomte A. est diffusée dans un peu plus de 230 magasins multimarques dans l’Hexagone et plus de cinquante à l’étranger. L’export pèse un peu plus de 10% du chiffre d’affaires. Outre Palm Beach et Madrid existent d’ailleurs hors France des boutiques à Prague, et Salzbourg, et de manière temporaire l’été aux Hamptons et à Marbella.
Vicomte A
La couleur du vêtement au point de vente

Après avoir travaillé avec des agents dans certains pays, Vicomte A. a décidé de signer avec des distributeurs. Un partenariat est ainsi en place depuis l’an dernier avec le groupe Chalhoub au Moyen Orient. Des discussions sont proches d’aboutir avec un partenaire potentiel sur l’Italie. Des discussions sont aussi en cours sur le Japon avec le groupe Itochu. Celles-ci se poursuivent malgré la catastrophe qui a frappé ce pays.

Vicomte A. envisage aussi une implantation sur Londres. "Il faudrait plutôt ouvrir une boutique dans un quartier français de la capitale britannique", souligne Arthur de Soultrait. Il pose des jalons en tout cas. Il va ainsi sponsoriser un tournoi de polo à Windsor en juin prochain. On sait que la marque habille nombre d’équipes de polo quasiment depuis ses débuts. "Notre objectif est que la société se concentre sur son premier métier, la création et le suivi de fabrication", souligne Arthur de Soultrait. Même si celui-ci ressent le besoin d’un vrai flagship sur Paris au moins de la taille de celui qui vient d’ouvrir à Madrid. "Notamment pour le rayonnement de la marque à l’export", souligne-t-il.
L’an dernier, Vicomte A. a totalisé un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros. La marque avait réalisé 6,35 millions en 2009 et près de 3,8 millions en 2008. Sur 2011, il table sur 13,5 millions d'euros. "On peut grandir vite, souligne Arthur de Soultrait. Mais l’important c’est aussi de consolider. Il faut pouvoir suivre une telle croissance".

De fait, l’entreprise étoffe ses équipes. Une acheteuse spécialiste du sourcing, Sabrina Bouhanik (ex-Manoush), vient d’intégrer la société. Un responsable logistique qui vient d’une société de transports arrive ce lundi 28 mars. Aurelia Compere, a renforcé l’équipe de style pour s’occuper des collections féminines. L’entrepôt de Cergy Pontoise est aujourd’hui sur 3000 m². Même le showroom de la rue Royale, ouvert il y a un an, est déjà trop petit. Vicomte A. envisage de déménager. Toujours dans le même périmètre.
Vicomte A
Le polo a fait le succès des premières années


Arthur de Soultrait se félicite en tout cas de voir arriver une clientèle plus âgée, autour de 35 ans, et plus seulement les 18-20 ans qui ont fait les premiers succès de la marque avec le polo. "Avec les collections qui s’élargissent, de nouveaux clients s’intéressent à la marque. Aujourd’hui, polos, chemises et pulls pèsent 80% du chiffre d’affaires", souligne-t-il.
Vicomte A. a signé une licence avec la marque de chasse Gastine Renette pour une ligne mixte… de vêtements inspirés de la chasse qui sortira sur l’hiver prochain.

Surtout, Vicomte A. a entamé des partenariats pour la chaussure sur l’hiver dernier avec Crockett&Jones et sur ce printemps avec Bensimon. Arthur de Soultrait n’exclut pas la signature d’une licence sur ce produit où la marque a rencontré un certain succès: elle a vendu 5000 paires sur la première saison printemps-été 2010 et 14 000 sur l’hiver dernier. Il vise aussi une éventuelle licence en enfant qui ne pèse aujourd’hui que 10% des ventes. Vicomte A. vient d’ailleurs de signer sa première licence lunettes avec le Français Grosfilley.
Même si la marque a vécu une croissance rapide, Arthur de Soultrait entend bien institutionnaliser la marque de manière dynamique pour qu’elle grandisse solidement et s’affirme comme un des grands compétiteurs de son secteur, celui du sportswear chic avec en prime l’impertinence sauvegardée...

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