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22 oct. 2015
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Vivarte dans le brouillard

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22 oct. 2015

Mais que se passe-t-il chez Vivarte ? Depuis la validation du projet d‘accord du plan de sauvegarde de l’emploi le 28 août dernier par les syndicats de la Halle, à l’exception de la CFDT, c’est une sorte de brouillard qui entoure le groupe français de distribution spécialisée. A l’interne d’ailleurs comme à l’externe. Si plusieurs centaines de départs volontaires dans le cadre du PSE concernant plus de 1 400 personnes sont à l'étude, c’est toujours l’expectative pour la grande majorité du personnel de La Halle. Et bien sûr l’inquiétude.


Une nouvelle interne en tout cas actée : la fin des services transverses pour l’informatique, les finances et les RH, qui seront rattachés directement au groupe. Cela aura déjà pour conséquence de transformer les directeurs généraux des filiales en quelque sorte en directeurs des opérations… Surtout, cela conduit le personnel travaillant dans ces services à s’interroger sur leur avenir. Sans réponse à ce jour.
 
Il est vrai que La Halle a eu du mal à avoir une politique RH construite depuis un peu plus d’un an. L’enseigne phare de Vivarte a quand même connu quatre DRH durant la période, de Catherine Garzon, qui était DRH quand Renaud Mazière assurait la présidence de l’enseigne jusqu’au manager de transition arrivé il y a quelques jours en remplacement de Roselyne Loeb, qui a quitté la société fin septembre.

D’autres problèmes affectent La Halle. Le groupe avait décidé de fermer des magasins, quelque 190 sur 600 au total. Pour autant, les repreneurs ne se bousculent pas. Jusqu'au boulevard Montmartre où le flagship parisien ferme ce 24 octobre sans repreneur à ce jour !
 
Cela signifie pour nombre des magasins non repris aujourd’hui, la grande majorité, que Vivarte doit encore payer des loyers même si certains ont été rendus aux bailleurs…
 
Surtout, et le personnel le vit évidemment mal, la direction du groupe ne serait pas claire sur la stratégie à mettre en œuvre pour rendre son lustre à l’enseigne. Certes, les chiffres de septembre, affirme un porte-parole du groupe, ont été bons. Une tendance que l’on retrouve d’ailleurs dans la plupart des enseignes tant septembre 2014 avait été catastrophique. Surtout, les personnels sont en attente d’une véritable stratégie sur la durée.
 
Une tâche qui revient évidemment à la direction du groupe. Dans Les Echos Business, Richard Simonin évoquait récemment sa première préoccupation de circonscrire l’hémorragie de cash. Ce qui, selon lui, serait acté. Pour autant, il lui reste à déterminer un plan d’avenir pour le groupe.
 
D’autres rumeurs font aussi état d’éventuelles ventes de filiales comme Kookaï, qui doit rejoindre Chevignon et Naf Naf dans les locaux de ceux-ci à Epinay. En fait, les actionnaires ne seraient pas d’accord sur le sujet !
 
Et cela tombe mal, une nouvelle et puissante rumeur envahit le groupe. Le PDG, qui vient de terminer sa première année à la tête de Vivarte, pourrait partir d’ici la fin de l’année. Auraient même été contactés pour le remplacer José Luis Duran, l’ancien dirigeant de Lacoste, et aussi Jean-Michel Noir, l’ancien dauphin de Georges Plassat chez Vivarte. Le nom de ce dernier avait déjà été cité il y a un an pour remplacer éventuellement Marc Lelandais ! Aucune confirmation non plus à ce jour...

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