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25 juil. 2016
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Vivarte de nouveau sous mandat ad hoc

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25 juil. 2016

Deux ans après une première restructuration financière, le groupe Vivarte (La Halle, La Halle aux chaussures, André, Caroll, Minelli, San Marina...), confronté de nouveau à un montant de créances très important, va tenter de renégocier une seconde fois sa dette, de sources concordantes.

Un comité de groupe s'est réuni ce lundi pour informer les représentants du personnel qu'une mandataire indépendante avait été nommée, « de façon à assister la direction dans ses négociations avec les banques et les actionnaires », a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Selon Les Echos, il s'agit d'Hélène Bourbouloux qui avait déjà assumé cette tâche lors du premier mandat ad hoc sollicité par le président du groupe de l'époque, Marc Lelandais.

« Il s'agit d'une procédure engagée à titre préventif et à l'amiable. Le conseil d'administration a compris la démarche de la direction et la soutient », a ajouté la source.

Ces négociations pour restructurer la dette, « qui se monte à 1,5 milliard d'euros, intérêts compris », sont « engagées dans un calendrier de quatre mois », a précisé à l'AFP Karim Cheboub, secrétaire du comité de groupe.

Pour expliquer la hausse de la dette, il a notamment évoqué un prêt de 500 millions d'euros consenti en 2014 à un « taux prohibitif » (11 %), lors de la précédente renégociation de la dette, allié à un résultat net faible.

Selon Le Figaro, pour l'exercice en cours, qui s'achève fin août, l'Ebitda « devrait se situer autour de 75 millions d'euros », contre 390 millions en 2012, et le chiffre d'affaires devrait atteindre 2,3 milliards d'euros, contre 3,1 milliards en 2012. Cela « forme un ratio dette/Ebitda de 20, quand la norme du secteur est de 6 », notait le quotidien la semaine dernière. Contacté par l'AFP, Vivarte n'avait pas souhaité commenter ces informations.

En 2014, Vivarte avait réussi une première fois à renégocier sa dette, alors de 2,8 milliards d'euros, en faisant accepter à ses créanciers de renoncer à 2 milliards d'euros, et avait obtenu un prêt supplémentaire de 500 millions d'euros. Cette restructuration s'était faite au prix d'un changement d'actionnaires, les fonds Alcentra, Babson, GoldenTree et Oaktree devenant les nouveaux actionnaires de référence du groupe.

Elle s'était faite aussi au prix d'une lourde restructuration sur le plan social, a rappelé Karim Cheboub, avec le lancement en 2015 de quatre plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) dans les enseignes La Halle, Kookaï, Défi Mode et André, avec à la clé la suppression de 1.850 postes. L'enseigne la plus touchée était La Halle (1.476 postes supprimés et 190 points de vente fermés).

« Ce que les représentants du personnel redoutent, c'est que la restructuration (de la dette) s'accompagne d'une nouvelle restructuration sur le plan social », a ajouté le secrétaire du comité de groupe.

Mercredi dernier, Stéphane Maquaire, le nouveau PDG depuis mai, avait tenu à « rassurer » les salariés dans une note interne, leur affirmant que sa responsabilité était de « redresser le groupe (...), pas de le démanteler », avions-nous écrit. « Ça reste des paroles », a observé Karim Cheboub, et « les salariés s'inquiètent ».

Le PDG doit présenter fin septembre un nouveau plan stratégique de relance pour les cinq années à venir. « Une des hypothèses », a-t-il dit aux représentants des salariés, selon Karim Cheboub, serait un « rapprochement » opérationnel de la Halle (environ 3.800 salariés) et de la Halle aux chaussures (environ 4.000).

Les syndicats craignent toutefois que cela aboutisse à un rapprochement juridique des deux sociétés, avec de possibles conséquences sur l'emploi. Une cinquantaine de sites où coexistent des magasins des deux enseignes ont déjà été identifiés.

Jean-Paul Leroy (avec AFP)

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