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20 juil. 2016
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Vivarte englué dans ses difficultés

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20 juil. 2016

Ce n’est pas encore le chaos. Mais c’est quand même un désordre quasi généralisé qui affecte Vivarte. Ce mercredi après-midi s’est tenu le comité de groupe extraordinaire demandé par les syndicats et auquel dans un premier temps la direction de Vivarte avait tenté d’échapper. Il porte notamment sur la fusion Halle Chaussures/Halle Vêtements souhaitée par Stéphane Maquaire, le président depuis ce printemps. Mais aussi sur le « don » pour un prix dérisoire d’un stock important de chaussures de La Halle à Défi Mode, en cours de cession. Et évidemment toutes les questions sur l'avenir de Vivarte.
 


En guise de hors-d’oeuvre, le comité central d’entreprise de La Halle Chaussures avait d’ailleurs demandé mardi la saisie de ces stocks. Selon Le Monde, des invendus ont déjà été retirés d’une centaine de magasins pour être vendus 1,5 million d’euros pour une valeur de 23 millions !
 
Les sujets de tensions ne manquent pas entre les représentants des salariés et la direction de Vivarte. Comme la cession de Kookaï, Chevignon et Pataugas. Selon nos informations, cette cession avait été décidée par l’ancien directeur général, Massimiliano Messina, aujourd’hui en dehors du groupe en liaison avec le président d’alors, Richard Simonin.

Face à la situation financière toujours aussi catastrophique selon certaines sources, les fonds actionnaires s’opposent sur la stratégie. Selon certaines informations, le plan de fusion entre Halle Chaussures et Halle Vêtements n'aurait pas été validé une nouvelle fois au conseil d’administration qui s’est tenu cette semaine comme au précédent du 8 juillet dernier.
Un élément clé pourtant de la stratégie que souhaite Stéphane Maquaire.
 
Pendant ce temps-là, la dette court. Ou plutôt les dettes. Selon nos informations, la dette dite ancienne se monte à 800 millions d’euros et la nouvelle à 500 millions. Toujours selon nos informations, leur cote révèle une vraie défiance sur la capacité du groupe à les rembourser. Celle de l’ancienne dette se montait à 70 il y a quelque temps quand Richard Simonin était président, juste avant Stéphane Maquaire. Elle serait tombé à 32. La cote de la nouvelle dette serait, elle, passée de 105 à 90. Comme le confie au Monde Jean-Louis Alfred, représentant syndical CFDT, « on ne sait plus du tout où on va... Aujourd'hui le groupe ne vaut plus rien ». 
 
Lors du comité de groupe extraordinaire de ce mercredi après-midi, Stéphane Maquaire a souligné qu’il présenterait officiellement son plan fin août-début septembre. En insistant sur le fait qu’il n’était pas venu pour démanteler le groupe. Selon les représentants syndicaux, la réunion se serait tenue toutefois dans une ambiance apaisée. C’est déjà ça…

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