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15 nov. 2016
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Vivarte : le nouveau PDG confirme les fermetures en cours

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AFP
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15 nov. 2016

Le nouveau PDG du groupe Vivarte (La Halle, André, Caroll...), Patrick Puy, a confirmé mardi la poursuite du plan de cessions engagé par son prédécesseur, qui fait craindre aux syndicats un « démantèlement rapide » de l'entité, a-t-on appris de sources syndicales, comme l'indiquait FashionNetwork le 3 novembre.

AFP


Lors d'un comité de groupe extraordinaire à la demande des syndicats, Patrick Puy, nommé fin octobre à la tête du groupe d'habillement et de chaussures en difficulté, en remplacement de Stéphane Maquaire, a confirmé que « rien ne changeait ». « Les cessions continuent », a dit à l'AFP Gérald Gautier (FO).

Plusieurs syndicats (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, SUD) avaient appelé à un rassemblement à l'occasion de la réunion, auquel ont participé entre 50 et 150 personnes selon les sources syndicales. « Toutes les fermetures et cessions programmées sont confirmées », a ajouté Jean-Louis Alfred (CFDT).

Vivarte (17 000 salariés) a annoncé en septembre la cession de 97 magasins La Halle aux chaussures, après avoir lancé cet été la vente des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas, qui s'ajoute à celle de la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC).

Stéphane Maquaire, débarqué au bout de quelques mois, avait lancé le rapprochement des enseignes La Halle et La Halle aux chaussures, qui sera accéléré pour aboutir dès février, avait déjà dit Patrick Puy. Interrogé sur le sort des deux dépôts logistiques du groupe, à Issoudun et Châteauroux, qui comptent au total environ 1 000 salariés (CDI et intérimaires), Patrick Puy ne s'est « rien interdit », ont indiqué les responsables syndicaux.

Le PDG a aussi évoqué l'avenir de Vivarte Services (240 salariés), la filiale fonctions support du groupe, ainsi que les difficultés de l'enseigne André où est déjà prévue la fermeture sur cinq ans de 55 magasins, soit presque un tiers du parc, selon Karim Cheboub (CGT).

Patrick Puy étant là pour un mandat d'un an, tous les syndicats craignent un « démantèlement rapide » du groupe, plombé par la dette, qui a lancé en juillet un processus de restructuration financière auprès du tribunal de commerce de Paris. C'est un homme « pressé », ont-ils dit.

« Le groupe fait encore des bénéfices opérationnels mais on est étranglé par des dettes financières », a résumé Gérald Gautier. L'effacement de 800 millions d'euros dans le cadre du mandat ad hoc pourrait aboutir d'ici mi-décembre, selon Karim Cheboub, mais il restera 700 millions d'euros de dette, ce qui, pour Patrick Puy « supposera des restructurations », a ajouté le responsable CGT.

Sollicitée, la direction de Vivarte s'est refusée à tout commentaire, indiquant qu'un plan détaillé serait présenté ultérieurement.

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