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9 avr. 2015
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Vivarte : les syndicats écoeurés par le montant révélé par le Parisien sur les indemnités de départ de l'ex-PDG

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AFP
Publié le
9 avr. 2015

Les syndicats du groupe Vivarte se sont dits écoeurés jeudi par le montant des indemnités de départ touchées, selon Le Parisien, par l'ex-PDG Marc Lelandais - qui a démenti les sommes avancées par le quotidien - , tout en dénonçant « l'opacité » de la direction actuelle.

Les représentants CGT, FO et CFDT savaient que l'ancien PDG du groupe qui a annoncé mardi 1.600 suppressions de postes avait touché de grosses indemnités, mais n'ont jamais obtenu de chiffres précis. « On se doutait que c'était un montant faramineux. Lors du dernier comité de groupe de 2014, j'ai posé ouvertement la question et la direction a refusé de répondre », a déclaré à l'AFP Gérald Gautier (FO), en ajoutant que cela illustrait encore « le manque de transparence et de dialogue social » dans l'entreprise.

Il a jugé « lamentable » que Marc Lelandais ait pu toucher plus de 3 millions d'euros à son départ en octobre dernier, comme Le Parisien l'affirme jeudi. Des chiffres qui « sont faux », a rétorqué l'ancien PDG dans un communiqué. « Pas de commentaire », a pour sa part répondu à l'AFP un porte-parole du groupe maintenant dirigé par Richard Simonin.

« On savait mais on n'a jamais eu de précision chiffrée », a renchéri Karim Cheboub (CGT), pour lequel il est « proprement scandaleux et immoral de toucher autant d'argent dans une situation où (l'ex-PDG) a mené le groupe dans le mur ». Les primes « devraient être indexées sur les résultats d'une entreprise », a-t-il ajouté.

Tout en disant son « écoeurement », Jean-Louis Alfred (CFDT) a quant à lui dénoncé, après la publication de ces informations, une « diversion de l'actuelle direction » pour « détourner l'attention » des difficultés du groupe textile et des plans sociaux qui s'annoncent avec les suppressions de postes annoncées.

Les trois syndicats ont dénoncé « l'opacité » de la direction dans tous les domaines. Lors d'un comité de groupe tenu mercredi, « nous n'avons eu aucune réponse à nos questions concernant le montant des enveloppes (pour les plans sociaux, ndlr) ou sur les reclassements », a expliqué Gérald Gautier. Et les indications données sur la stratégie du groupe étaient « très basiques », selon Karim Cheboub.

Le représentant de la CDFT a aussi évoqué un comité de groupe « catastrophique » et dit « craindre plus de la direction actuelle » que de l'ancien PDG. Il a surtout mis en cause « les montages financiers » ayant fragilisé le groupe, « qu'on est en train de dépecer ».

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