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22 déc. 2016
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Vivarte : « peut-être d’autres » ventes d’enseignes, selon le Pdg

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22 déc. 2016

Alors que les 17 000 salariés de Vivarte terminent l’année dans l’incertitude quant à leur sort, le Pdg Patrick Puy confie sur France Culture que, au-delà des reventes d’enseignes déjà annoncées, « peut-être encore d’autres » sont à attendre. Une incertitude supplémentaire chez les salariés. Notamment chez André, que le dirigeant avait placé d’entrée de jeu dans son collimateur.

Concept store André - Vivarte



Car Vivarte a « trop  de marques », selon le Pdg, qui veut « l’amincir », comme il l’a expliqué à notre consœur Marie Viennot. Tout en assurant que le groupe « va très bien », mais « souffre d’une mauvaise image, et d’un excès de dette ». Mais l’évocation d’autres sessions d’enseignes, en plus de celle déjà incluses dans l’actuel programme de restructuration, ne fait que renforcer la crainte d’un démantèlement évoqué depuis septembre par les syndicats.

Mais à quelle(s) enseigne(s) Patrick Puy fait-il référence ? Le Pdg nommé fin octobre annonçait reprendre à son compte le plan introduit par son prédécesseur, Stéphane Maquaire, écarté avec vigueur. Confirmant ainsi la revente des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas. Avec ensuite réorganisation des Halles sous un pavillon unique, et recentrage de l’activité centre-ville autour des marques Caroll, Naf-Naf, Minelli, San Marina et André.

L’enseigne André à propos de laquelle Patrick Puy évoque rapidement son inquiétude, indiquant aux syndicats qu’elle perd trop d’argent et nécessite d’agir « plus vite ».  Néanmoins, l’éventualité d’une vente est tempérée par le fait qu’André est l’une des marques historiques et emblématiques du groupe. Cette volonté de cession serait-elle alors tournée vers une plus petites structure comme Cosmoparis, vers les activités espagnoles que sont Fosco et Merkal, ou bien vers de plus grosses enseignes comme Besson, Minelli, San Marina, Caroll ou Naf Naf ?

Question qui interroge plus largement la stratégie insufflée par les actionnaires, les fonds Oaktree, Alcentra, Babson et GLG. Fonds « vautours » ayant acquis la dette du groupe, et renoncé à une partie de celle-ci en 2014 contre une montée au capital. Ce qui les a amenés à occuper aujourd’hui six sièges sur neuf au conseil d’administration. Conseil qui aura depuis obtenu la tête de trois Pdg successifs : Marc Lelandais, Richard Simonin et Stéphane Maquaire. Les deux derniers s’étant vu désigner la porte durant la seule année 2016, renforçant l’inquiétude parmi les enseignes.

Et l’attente sera longue pour les salariés avant d’être fixée, la direction ne devant dévoiler son plan qu’à la mi-janvier. En attendant, les syndicats tentent toujours d’obtenir médiatisation et engagement politique autour de la restructuration en cours. La CFDT était ainsi le 15 décembre dernier reçue à Bercy, tandis que l’intersyndicale le sera le 5 janvier prochain. Tous entendent débuter l’année sur de nouvelles actions, pour tenter de rompre le silence autour du cas Vivarte.

 
 

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