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Vivarte : restructuration accélérée au siège et chez André ?

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2 nov. 2016

Après le débarquement du PDG, Stéphane Maquaire, son remplaçant, l’expert en restructuration Patrick Puy, a indiqué aux syndicats vouloir conserver le plan de redressement de son prédécesseur. Avec néanmoins des coupes renforcées chez André et Vivarte Services.
 

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« Il nous a confirmé qu’il ne resterait en poste que de 12 à 15 mois, selon la vitesse de la restructuration », nous a expliqué le délégué CGT Karim Cheboub à la sortie de l’entretien. « On ne peut rien construire en si peu de temps dans un groupe de la taille de Vivarte », ajoute le représentant, qui a réclamé un comité de groupe extraordinaire d’ici au 15 novembre afin d’étudier les projets du nouveau dirigeant.
 
Un PDG qui, s’il s’excuse de ne pouvoir donner des chiffres en soulignant n’être là que depuis 48h, semble avoir une opinion déjà très tranchée. Il aurait ainsi exprimé son inquiétude pour André, qui perdrait trop d’argent, et sur lequel il faut « aller plus vite ». Ont également été évoquées les réductions de coûts souhaitées pour le siège. Ainsi que le cas de Vivarte Services, filiale en charge des formations, paies et gestion de filiales, qui devrait connaître des coupes.

Ces quelques ajouts au plan établi par Stéphane Maquaire justifiaient-ils l’éviction rapide et brutale de ce dernier ? Non, pour Karim Cheboub. Ce dernier estime que les raisons avancées ne sont que des prétextes « pour ne pas parler du fond ». « Ils voulaient juste avoir quelqu’un de plus rapide dans l’exécution et qui fermera davantage de magasins », analyse le syndicaliste.
 
« Le seul reproche fait à Maquaire est de n’avoir pas informé les fonds "vautours" du recrutement de M. du Pelloux au poste de PDG de La Halle unifiée, de les avoir mis sous mandat ad hoc "sans les prévenir" et d’avoir alerté Bercy, ce qui complique les choses "pour eux" », écrit de son côté la CFDT sur les réseaux sociaux au sortir de l’entretien.
 
« Pourquoi nos actionnaires n’ont-ils pas validé le plan dit Maquaire s’ils le trouvaient si bon que cela ? » s’interroge le syndicat. « Enfin, globalement, c’est un amour de garçon (Patrick Puy, ndlr), qui ne veut que notre bien ». Les représentants syndicaux espèrent désormais une réaction de la classe politique. Et confient qu’ils ne resteront pas sans agir en attendant le comité extraordinaire réclamé.

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