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Publié le
18 août 2010
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Wal-Mart mise sur l'international et la réduction des coûts

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Les echos
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18 août 2010

Les inquiétudes légitimes sur l'essoufflement de la reprise américaine seraient-elles exagérées ? Malgré un nouveau recul de 1,8 % de ses ventes aux Etats-Unis (à périmètre constant) au cours des trois derniers mois, et ce, pour le cinquième trimestre consécutif, le géant américain de Bentonville (Arkansas) a revu légèrement à la hausse ses prévisions de résultat par action pour 2010 (à 3,95-4,05 dollars contre une fourchette précédente de 3,9 à 4 dollars).

Wal-Mart
Un supermarché Wal-Mart - Photo : AFP

Les inquiétudes légitimes sur l'essoufflement de la reprise américaine seraient-elles exagérées ? Malgré un nouveau recul de 1,8 % de ses ventes aux Etats-Unis (à périmètre constant) au cours des trois derniers mois, et ce, pour le cinquième trimestre consécutif, le géant américain de Bentonville (Arkansas) a revu légèrement à la hausse ses prévisions de résultat par action pour 2010 (à 3,95-4,05 dollars contre une fourchette précédente de 3,9 à 4 dollars).

Mais ce léger regain d'optimisme du numéro un mondial de la distribution reste davantage basé sur ses performances à l'international (Mexique, Brésil et Chine) et son plan de réductions de coûts que sur un éventuel regain d'appétit émanant des consommateurs américains.
Renforcement du groupe

« La lenteur de la reprise économique va continuer à affecter nos clients et nous pensons qu'ils vont rester attentifs à leurs dépenses. Le trafic a augmenté mais le cycle des débuts et fins de mois reste prononcé », a précisé hier le PDG de Wal-Mart, Mike Duke. Il a toutefois souligné que le groupe a enregistré un résultat net semestriel en hausse supérieure aux prévisions (+6,6 %, à 6,9 milliards de dollars).

Sur le seul deuxième trimestre, le résultat net atteint 3,6 milliards de dollars en hausse de 3,4 %. L'évolution du chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 2,8 % à 104 milliards a cependant déçu les analystes qui misaientsur des revenus supérieurs à 105,3 milliards. Si encore une fois la conjoncture est « difficile » pour sa branche américaine, Wal-Mart International a de son côté donné au groupe des motifs de réconfort, avec une progression de 11 % de son chiffre d'affaires (26 milliards de dollars) au dernier trimestre.

A mi-année, le groupe préfère cependant rester encore prudent sur l'évolution de son chiffre d'affaires à périmètre constant sur les Etats-Unis (avec une prévision de - 2 % à + 1 % pour le troisième trimestre). Le distributeur a également reconnu que les résultats de sa stratégie de rabais significatifs à court terme sur des milliers de produits n'ont pas été à la hauteur de ses espérances et qu'il va donc revenir à une politique de prix plus prudente.

« Nous pensons que l'international va continuer à être un contributeur solide à la croissance de la compagnie et à nos résultats globaux », a, toutefois, souligné Mike Duke en insistant notamment sur le renforcement du groupe au Canada. « L'international reste un moteur de croissance impressionnant », estime-t-il. Au Royaume-Uni, la filiale britannique de Wal-Mart, Asda, a toutefois enregistré un nouveau recul de 0,4 % de ses ventes à périmètre constant au dernier trimestre. Le groupe a également indiqué des « progrès en Inde ».
Des signes d'éclaircie

Malgré ces résultats en demi-teinte et le contexte économique incertain, Wal-Mart se base sur « la solidité de ses performances opérationnelles » et la réduction de coûts au premier semestre pour relever ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Certains analystes s'interrogent, toutefois, sur les limites de cette politique de réduction de coûts opérationnels à moyen terme. Aidé par les résultats encourageants de Home Depot (voir ci-dessous), spécialiste des articles de bricolage et d'équipement de la maison, Wal-Mart a en tout cas redonné du coeur au ventre à Wall Street, où l'on guette encore les moindres signes d'éclaircie. Le titre a gagné 0,7 % à l'annonce des prévisions du groupe.

PIERRE DE GASQUET, Les Echos

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