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24 janv. 2017
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Who’s Next - Première Classe : visitorat stabilisé mais fortunes diverses

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24 janv. 2017

Que retenir de l’édition de janvier 2017 de Who’s Next-Première Classe ? Plusieurs constats, des avis nuancés, mais aussi des signaux positifs sur certains secteurs étaient à noter à l’issue des quatre jours d’exposition à la Porte de Versailles. D’abord, sur un plan comptable les organisateurs ont revendiqué une stabilité du visitorat.


 
 

Sur le salon Who's Next-Première Classe, fin janvier 2017  Yannick Roudier
La baisse du nombre de visiteurs est donc endiguée, mais celui-ci était ce week-end jugé toujours trop faible par une majorité d’exposants. Il faut dire que la base de comparaison était bien basse, puisque l’édition de janvier 2016 avait été marquée par un recul de 16 % de la fréquentation, quelques semaines après les attentats qui avaient endeuillé la capitale.

Tous les univers de produit n’étaient pas logés à la même enseigne ce week-end, puisqu’on a noté une belle activité de deux d’entre eux, d’ailleurs voisins : le Fame, pour le prêt-à-porter, et Première Classe, pour l’accessoire. C’est sur ces espaces que l’ambiance était la plus enlevée, avec un trafic assez constant pour ces deux segments, considérés comme les plus « aspirationnels » du salon. L'on y travaillait encore jusqu'au dernier moment, lundi après-midi, après trois premiers jours déjà denses.

L’affluence y était donc plus forte que dans les autres univers mode que sont Private, Studio, mais surtout Trendy et Urban, peut-être trop isolés dans un hall 7 distant des autres. Après un démarrage très frais le vendredi, du fait d’une panne de chauffage, la température s’est réchauffée les jours suivants, mais pas l’ambiance, aux dires des exposants, qui regrettaient, par exemple, l'absence de réelle marque locomotive.

Autre hall, autre sort, de nouveau, pour les espaces représentatifs du « cœur de marché » du prêt-à-porter féminin, Studio et Private. Ici l’on pointait, selon les marques, soit une fréquentation trop faible, soit un défaut de dynamique ou même une « ambiance morose ». Mais pas que. Certains voyaient également des points positifs et d’éventuels signaux intéressants pour les saisons à venir.

Les organisateurs, qui avaient démarché de nouveaux profils d'acheteurs, pour qui la mode et les accessoires peuvent être un produit complémentaire, semblaient confortés dans leur démarche. Le nombre de badges payants (c'est-à-dire non-invités par des marques et donc néo-visiteurs) était ce week-end en hausse de 30 % environ.

Côté exposants, on décelait également une autre source de satisfaction : le retour de détaillants féminins qui ne venaient plus dans les salons et qui, face à la conjoncture, se remettent en question. « C’était un salon très qualitatif : il y a eu moins d’internationaux que d’habitude, mais cette fois, nous avons vu plus de prospects que les saisons passées, des détaillants français qui veulent faire évoluer leur offre », explique-t-on chez Mat de Misaine. Même tonalité chez Derhy : « Ce n’était pas un grand salon… mais c’était intéressant ! Nous avons vu plus de Français et notamment pas mal de nouveaux qui ont envie de monter en gamme, de se différencier avec des marques originales, en étant moins focalisés sur la question du prix ».

Une nouvelle attitude d’une partie des acheteurs confirmée par les organisateurs, qui ont relevé le grand succès cette saison des diverses informations à leur attention, tables rondes, conférences, ateliers animés par des experts.

« C’est une industrie qui a besoin de solutions à l’heure actuelle, de partage de connaissances et des bienfaits de la communauté », a estimé Jean-Marc André, directeur marketing et communication de WSN Développement. « Tout cela vient en écho avec la thématique que nous avions choisie, la génération Z. Nous nous intéressons à elle car c’est la génération de la résilience. Elle n’a pour ainsi dire connu que la crise, mais elle n’en reste pas moins optimiste, déterminée et pleine d’envie », a-t-il conclu, appelant de ses vœux cette résilience pour le secteur.

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