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22 nov. 2009
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Zara développe les temps complets pour ses salariés, notamment parmi les jeunes

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AFP
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22 nov. 2009

PARIS, 20 nov 2009 (AFP) - Quelque 465 vendeurs de Zara sont passés à temps complet en cumulant un temps partiel dans deux magasins de l'enseigne à Paris, un effort qui bénéficie en premier lieu à des jeunes issus de la très grande précarité et salué vendredi 20 novembre par la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara.



L'initiative, qui sera étendue "début 2010 à Marseille ou Toulouse où il y a un nombre suffisant de magasins", selon le directeur général Jean-Jacques Salaün, est singulière dans la filière des magasins d'habillement où le temps partiel est largement répandu (40% des 120.000 salariés).

Elle s'inscrit dans le cadre de l'action menée par Zara depuis 2008, avec le soutien de FO, pour recruter des jeunes en grande difficulté par l'intermédiaire des Missions locales (une cinquantaine de jeunes pour l'instant), et les former au métier de vendeur.

Il a été proposé à ces jeunes de travailler 35 heures par semaine, comme Mickaël, 20 ans, qui parvient désormais à gagner 1 300 euros net et à se loger dans Paris en se partageant deux jours dans un point de vente et trois jours dans un autre.

La possibilité a ensuite été ouverte à tous les salariés à temps partiel du groupe en France (2 205 sur 5 308) de passer à temps complet s'ils en font la demande, selon M. Salaün.

Cumuler deux temps partiels, "c'est génial, cela permet d'avoir une bagnole, un appartement, une vie normale comme tout le monde", a salué Mme Amara, en déplacement avec le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly dans un magasin Zara de la rue de Rivoli à Paris.

"Une entreprise ce n'est pas sa culture de prendre le bas du panier", "l'idée est d'arriver à convaincre d'autres entreprises", a souligné Mme Amara, prônant "l'intégration par la fiche de paye".

Zara reçoit 60000 euros d'aide de l'Etat pour son projet d'intégration professionnelle de jeunes en situation de précarité en Ile-de-France, qu'il finance à hauteur d'environ 200 à 300 000 euros par an, selon M. Salaün.

Le principe est "recruter ceux dont on est sûr qu'ils ne le seraient nulle part".

Les jeunes signent un CDI, sont mis au vert pour prendre confiance et se former à travers des ateliers, théâtre, courses d'orientation, cuisine, etc., "une période de formation en amont qui est très importante", a souligné M. Mailly.

"En un mois de formation, on le voit se métamorphoser", souligne M. Salaün, qui juge "important de montrer aux entreprises que c'est faisable" et a déjà repéré deux futurs directeurs de magasins parmi ses jeunes protégés ... "alors qu'ils n'ont même pas de diplôme", souligne-t-il.

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