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Insider : Dans le secret des réserves du Musée des Arts Décoratifs

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Interview florence bertin, responsable du département des collections :dans les années 2000, il y a eu une réflexion de l'ensemble des musées qui bordent la seine de se dire en fait en cas de crue telle que celle de 1910 qui ne s'est jamais reproduite pour l'instant. qu'est ce qui se passerait pour nos réserves ?donc, on a décidé d'externaliser les réserves comme un lieu d'étude, comme un pôle à la fois de conservation et à la fois de recherche.alors, on arrive sur une collection de jouets 15 000 jouets du 18ème à nos jours.c'est une politique d'exposition qui consiste à récupérer, collecter, tout ce qui a été significatif dans l'histoire du jouet, dans l'histoire des matériaux, etc.si je vous montre, par exemple, je vais sortir une caisse.je vais aller sur la petite table, là-bas, ce sera plus pratique.en fait, comme pour la mode, vous allez voir que le travail de conditionnement des jouets est aussi une opération très délicate. ce sont des poupées peynet des années 50 et on a fait ce travail de conditionnement assez délicat pour chacune de nos poupées de la collection.on quitte le domaine des jouets pour arriver au domaine de la mode et là, on entre dans le domaine de la mode. avec des souffleries, évidemment, parce que l'air est traité ici, c'est notre bailleur qui traite l'air et qui assure des conditions de conservation qui sont assez stables, assez satisfaisantes pour l'ensembledes œuvres qui sont ici, qui vont comme vous l'avez vu, de la céramique aux boiseries, en passant par la peinture, les jouets et, bien sûr, les textiles.en fait, les œuvres issues sont stockées sur cintres.c'est des œuvres qu'on a estimé supporter leur propre poids et du coup, vous voyez c'est un superbe manteau 18ème qui sont conditionnés, comme vous le verrez tout à l'heure et qui sont du coup accessibles à l'ensemble des chercheurs parce que visibles, ce qui est une autre chose que quand on stocke en tiroir.les pièces qui sont très fragiles, qui sont plus totalement exceptionnelles, vous voyez ce petit manteau qui n'est pas forcément un manteau d'enfant qu'on pourrait penser et qui pourrait être un manteau de singe.chaussures d'homme. dépôt du musée du louvre.souliers que portait monseigneur philippe, premier duc d'orléans, frère unique de louis xiv, lors de l'entrée de sa majesté à aix en provence en 1660.ce n’est pas incroyable comme collection ?donc, à cette échelle-là, on a de quoi inspirer des gens pendant des siècles et des siècles ?pour chaque objet, on a une attention particulière qui est longue, qui est délicat, qui nécessite une connaissance du matériau de la collection et une connaissance du matériau d'emballage également.donc, il ne faut pas se tromper parce que si on met la mauvaise mousse sur le mauvais objet, on peut avoir des réactions chimiques qui se passent.ça nous est arrivé dans certains stockages ancien.nos matériaux doivent être stables dans le temps.il ne faut pas qu'on ait à les changer dans 15 ans parce que à cette échelle là, ce serait juste invraisemblable.il faut qu'il soit neutre, qu'il ne dégage aucun produit toxique.il faut qu'ils y aient une bonne innocuité et qu’ils ne réagissent pas avec les matériaux au contact desquels ils sont.et quand vous voyez la diversité des matériaux de la collection.c'est difficile de trouver des matériaux adhoc.viennent ici des fois, 10/15 personnes, chercheurs, enseignants, consultants accompagnés par les équipes du musée, bien entendu, c'est le lieu où l'on va, où l'on va concevoir des expositions parce que c'est le lieu où on est sur les œuvres.ce n'est pas sur une base de données.quand on réfléchit à un projet de recherche ou d'exposition, il faut consulter les œuvres.à un moment donné, on a une idée, on a un projet et il faut voir si les œuvres quand c'est en 3d, comment ça fonctionne par rapport à un projet de scénographie, mais aussi, surtout, une histoire que l'on va vouloir raconter.cette vision qui a dans les réserves de quelque chose qui est pléthorique, sur tous les sujets.en fait, on prend un placard, on a un sujet d'exposition.donc, ça fait un peu fantasmer les réserves, mais à juste titre parce que c'est un tel, c'est une telle richesse.voilà on peut réfléchir, rêver, penser à ce que l'on va pouvoir exposer et comment on va faire parler ces objets.